Garde à vue à ciel ouvert à Lyon : mise en examen pour l'ex-préfet ?

Le 21 octobre 2010, plus de 600 manifestants sont parqués place Bellecour par les forces de l'ordre. Suite à cette "garde à vue à ciel ouvert", le collectif du 21 octobre a porté l'affaire devant les tribunaux. La cour d'appel de Lyon vient de demander la mise en examen de l'ex-préfet du Rhône Jacques Gérault, ainsi que de l'ancien directeur de la police, Albert Doutre.

Huit ans après les faits, "la garde à vue à ciel ouvert de la place Bellecour" est encore devant les tribunaux. Le 21 octobre, une manifestation contre la réforme des retraites est organisée à Lyon (lire notre papier publié à l'époque ici). Plusieurs incidents ont éclaté en ville durant les jours précédents.

Les forces de l'ordre encerclent et bloquent plus de 600 manifestants place Bellecour pendant sept heures. Cette action, restera dans le langage des manifestants comme "une garde à vue à ciel ouvert".  Le collectif du 21 octobre a choisi de porter cette affaire devant les tribunaux pour "détention arbitraire et violation des libertés individuelles". En 2017, un non-lieu avait déjà été prononcé, le collectif avait alors fait appel de cette ordonance. Jeudi 25 octobre, la cour d'appel de Lyon a donné raison au collectif, ordonne le renvoi devant un juge d'instruction et demande la mise en examen de l'ex-préfet du Rhône Jacques Gérault, ainsi que de l'ancien directeur de la police, Albert Doutre pour "atteinte arbitraire à la liberté individuelle, privation de liberté et entrave concertée à la liberté d'expression".

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