Stéphane Le Foll
S. Le Foll © M. Bureau/AFP

Affaire des viols en Isère : l’interrogation des politiques

À l’occasion du conseil des ministres, Stéphane Le Foll a vivement réagi concernant le directeur d’école de Villefontaine interpellé pour viol. “Il n’est pas acceptable qu’il ait pu continuer à enseigner”, a déclaré le porte-parole du Gouvernement. Un peu plus tôt dans la matinée, Najat Vallaud-Belkacem avait évoqué des dysfonctionnements graves.

"Il n'est pas acceptable qu'il ait pu continuer à enseigner sans que personne ne fasse de relation entre ce qui avait été sa condamnation et ce qui a été son activité aujourd'hui", a déclaré à la presse Stéphane Le Foll, le porte-parole du Gouvernement, lors du compte rendu du conseil des ministres.

Le directeur d’école âgé de 45 ans a reconnu des faits de viol sur neuf enfants. En 2008, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis pour recel d'images pédopornographiques. Une condamnation que ne connaissait pas l’inspection académique de l’Isère.

“Il n’a pas été repéré ! Pourquoi ?”

"L'enquête qui va s'engager devra nous permettre de savoir comment cela a pu arriver et il faudra en tirer des conclusions", a ajouté le porte-parole du Gouvernement. "Les premières condamnations de cet instituteur datent de 2008. Comment se fait-il que ce professeur, s'il y avait eu ces problèmes-là, n'ait pas été repéré et en tout cas n'ait pas suscité d'enquête ni de mesures prises pour éviter que des problèmes ne se posent ?" s'est interrogé Stéphane Le Foll.

Une enquête administrative ouverte

Par ailleurs, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a évoqué des "zones d'ombre" dans l'affaire. Car, selon l'académie, la précédente condamnation du directeur d'école ne lui aurait pas été transmise. "Cela fait partie des questions qui se posent", a-t-elle souligné sur LCP. Une enquête administrative avec le ministère de la Justice a été ouverte. Celle-ci "devra faire toute la lumière sur les circonstances dans lesquelles l’autorité judiciaire et l’Education nationale ont pu partager des informations relatives" à la première condamnation du suspect, a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

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