Une saison qui donne envie !

Ouverte à toutes les danses et à toutes les disciplines, dont celles qui mélangent le nouveau cirque, les arts visuels et le corps, elle pourrait s'appeler Maison de la Danse et des Arts du Mouvement. Là, on se demande quand même s'il n'est pas un peu en retard pour cette dénomination, cela aurait peut-être facilité la présentation plus rapide de certains artistes et un élargissement du public...

Avec 21 premières en France, dix compagnies inédites à Lyon, trois spectacles musicaux dont Africa Umoja qui retrace toute l'histoire musicale de l'Afrique du Sud, une sélection jeune public au top, avec notamment des pièces de Nikolaïs et de Pierre Rigal (que l'on adore), il nous propose, tout en continuant à miser sur de nombreuses valeurs sûres, une programmation qui, contrairement à celle écoulée, nous donne l'envie et le désir d'y aller...

L'envie de revoir l'immense et l'intense Emio Greco, la démesure cinématographique de Nasser-Martin Gousset, Steptext magnifique pièce de Forsythe dansée par Benjamin Millepied sur une musique de Jean-Sébastien Bach, la pièce culte des Sankai Juku Graine de Cumquat créée en 1983 (on y était déjà !), l'indispensable et sensuel Abou Lagraa, l'engagée Lia Rodrigues, installée aujourd'hui en plein cœur d'une favela de Maré où pauvreté rime avec violence, l'intelligence du travail entre théâtre et danse de Caterina Sagna, la folle énergie des Stomp pour les fêtes de fin d'année, la compagnie Antonio Gadès avec un spectacle qui mêle cette fois-ci flamenco et danses populaires ; les Lyonnais de La Vouivre, compagnie qui par le duo relate avec poésie les petits bonheurs d'un couple... et puis du tango, du nouveau cirque (et du bon !), avec les Suisses Zimmermann et De Perrot, du brésilien aussi avec la talentueuse et originale Déborah Colker, et puis des découvertes prometteuses comme l'Italien Virgilio Sieni dont on dit que son travail serait celui d'un Lynch au cinéma, le chorégraphe israélien Hofesh Shechter dont le travail s'apparenterait à celui de la Batsheva et de Vandekeybus et que l'on suppose donc très physique, un belge, un ovni complètement déjanté, Antoine Defoort qui juxtapose et bidouille l'image, le son, le geste avec beaucoup d'humour. A ne pas rater ? Le Nederlands Dans Theater II, composé de jeunes danseurs qui viendront, c'est sûr, faire exploser les espaces de la scène de la Maison de la Danse sur du Kylian... La liste est longue et les choix s'annoncent difficiles. On vous en reparlera !
Anniversaire : Pour fêter trente ans de danse, une aventure hors du commun, une programmation haute en couleur, Guy Darmet souhaiterait faire un anniversaire sous forme de pique-nique dansant à Gerland, pour les 11 000 abonnés.

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