Troisième procès pour l'affichage libre

Pour ce "collage sauvage" d'avril 2004, les responsables encourent une amende de 35 euros par affiche. L'affaire a été mise en délibéré au 11 décembre.
L'amende peut paraître modique mais multipliée par des centaines d'affiches collées sur les murs de Lyon, les sommes réclamées pourraient mettre en danger ces structures associatives. Car d'autres procès sont à venir. Deux sont déjà programmés pour le 6 et 13 novembre, toujours pour des concerts organisés dans les mêmes lieux (Le Sonic ou Grrnnd Zero), par les mêmes associations.

Cette série de procès a débuté avec le Sonic en décembre 2007. Mais la péniche du quai des Etroits (5e arr.) a été relaxée puisqu'il a été démontré que ce sont les associations et non la salle de concert qui avait affiché. Depuis, l'association Barbe à Pop a été condamnée à payer 362 euros d'amende, le 16 septembre. Elle a fait appel.

Ces procès sont la suite logique du renforcement par la Ville de Lyon de la lutte contre l'affichage considéré comme "sauvage". Le bras armé de cette lutte est l'UCV, pour Unité Cadre de Vie, plus connue sous le nom de "Brigade Verte". Depuis sa création en février 2007, ces agents de la police municipale multiplient les procès verbaux. En effet, ils n'agissent plus seulement en cas de flagrant délit de collage mais aussi après avoir pris en photo les affiches litigieuses. Les PV sont ensuite transmis au procureur.

En réaction, plusieurs associations, essentiellement culturelles, se sont regroupées au sein d'un "collectif affichage libre", créé en septembre 2007. En réponse, la mairie a promis d'implanter davantage de panneaux dans les 1er et 7e arrondissements et annonce tolérer désormais "les affiches collées avec du scotch si elles sont enlevées dans un délai de 48 heures".
"Pour l'affaire de l'association Ostrobotnie, d'une part les affiches étaient collées au scotch et d'autre part les agents ont verbalisé avant la date du concert", explique un des membres du collectif. Il poursuit : 'depuis un an, on nous promet de multiplier les panneaux associatifs mais pour l'instant nous ne voyons rien venir. Pire, les panneaux existant sont systématiquement recouverts par des affiches à caractère commercial pour tels ou tels concerts à la Hall Tony Garnier ou au Transbordeur. Et l'Unité cadre de vie ne fait rien pour les en empêcher !"
Le "collectif affichage libre" demande toujours à être reçu par la mairie de Lyon. "Mais depuis les élections et l'échec de la candidature pour être capitale européenne de la culture, personne veut nous voir", conclut ce militant associatif.

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