LES CELESTINS A L'ANCIENNE

Pour sa rentrée théâtrale, Claudia Stavisky met en scène un texte de Christina Comencini. Une pièce, la première de la cinéaste italienne, sur la condition féminine. Quatre femmes papotent dans les années 60. Quatre autres femmes, leurs filles, papotent dans les années 90.

Les mots visent justes, trop justes parce que multipliant les clichés et le clin d'oeil un peu facile. La scénographie, une cuisine en formica dont la fenêtre s'ouvre dans les nuages, coûte sûrement très cher mais oublie de faire rêver. Et le récit s'endort lentement, en même temps que le spectateur. Certes, les actrices sont excellentes, mais cela ne suffit pas. Elles ne peuvent se réfugier derrière leur texte pour bonifier une mise en scène mollassonne, qui semble se refuser au moindre risque. Et que dire du changement de plateau avec ces images de danseuse mimant un accouchement sous une pluie de pétales de rose...
Jeux Doubles manque cruellement d'épices. Le théâtre de ‘'grand-mère'' a certes, le droit et le devoir d'exister, mais on est en droit d'attendre un peu plus d'un théâtre d'envergure nationale. Et d'une metteure en scène qui perd de vue que le théâtre est aussi un art, pas seulement une sitcom bien castée.

Jeux Doubles, du 4 au 27 octobre aux Célestins, 4 rue Charles Dullin, Lyon 2. 04 72 77 40 00 ou www.celestins-lyon.org

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