LA SELECTION CINEMA DE LYON CAPITALE.FR

Les studios Pixar se remettent aux fourneaux pour un nouveau film d'animation qui s'annonce toujours aussi succulent.

Ratatouille ***

Comédie - Film d'animation de Brad Bird (1h50 – USA)
Avec les voix de Guillaume Lebon, Thierry Ragueneau, Camille, Jean-Pierre Marielle...
Sortie le 1er août 2007

L'histoire : Rémy, un rat des champs à l'odorat surdéveloppé ambitionne de devenir cuistot. Il débarque, bien malgré lui, à Paris et croise la route de Linguini, sorte de Christophe Willem à poil roux, commis de cuisine dans le restaurant de feu Auguste Gusteau, l'idole déchue du rongeur.

Second film d'animation de Brad Bird pour les studios Pixar, après les Indestructibles récompensé aux Oscars en 2005, Ratatouille perpétue la tradition de l'enseigne : un scénario qui tient la route, des effets sublimes et de l'animation de haut vol. Les prouesses graphiques sont de plus en plus époustouflantes. Le studio va même jusqu'à animer, poil par poil, toutes les bêtes à fourrure de la production, soit 30 000 poils pour Rémy sachant qu'un rat, dans la nature, en compte quelques 500 000. Au-delà de la technique, Bird, comme ses prédécesseurs, offre plusieurs niveaux de lecture et parvient à amuser petits et grands. On retrouve alors les joies des folles courses poursuites des Tex Avery de notre enfance, mais également une réflexion sur les plaisirs du palais. Bird va même jusqu'à proposer une critique de la critique à travers le personnage d'Ego, sorte de Nosferatu qui, en lieu et place de sang, se nourrit du talent des artistes qu'il chronique. Un personnage, au final, pas totalement antipathique, tant il est rare, en effet, de voir une œuvre Pixar démolie dans la presse... Cependant, pour qu'un film d'animation fonctionne, il faut malheureusement grossir certains traits. Et c'est Paris qui sombre dans une sorte d'archaïsme post Amélie Poulain. Une ville peuplée de Français en béret, conduisant des Citroën DS d'un autre âge le long des quais d'une Seine dont même Chirac, ancien maire de Paris, n'oserait rêver. Le genre de fleuve dans lequel on peut choir sans risquer une quelconque maladie infectieuse. Bref, un Panam ancestral totalement désuet comme on aime à l'imaginer à l'étranger. Mais il ne faut pas chipoter et bouder son plaisir, Ratatouille demeure la grosse machine de l'été au menu le plus alléchant.

Chers pays de mon enfance
Critique. Medhi Charef livre le témoignage d'un enfant d'Algérie à la veille de l'indépendance.

Cartouches Gauloises **

De Medhi Charef. Avec Hamada, Thomas Millet, Zahia Said, Bonnafet Tarbouriech, Mohammed Dine Ei Hannani, Nadia Samir.
Sortie : le 8 août

L'histoire : Algérie, Printemps 1962, quelques mois avant l'indépendance. Ali, 11 ans, est le témoin de la fin progressive de l'occupation française. Simple livreur de journaux, le jeune garçon voit son amitié avec Nicolas se désagréger.

D'inspiration autobiographique, Cartouches Gauloises nous plonge dans le quotidien du jeune Ali et des Algériens au printemps 1962, à la veille de l'indépendance. Magnifiquement interprété par le très naturel Hamada, dont c'est le premier film, Ali incarne la mémoire du réalisateur Medhi Charef. L'Alger de son enfance se présente comme une ville mosaïque où cohabitent les Français – bien lotis – et les Arabes – plus modestes – qui s'ignorent et que tout oppose. Entre sa bande de copains (dont il est le seul Arabe), son boulot de livreur de journaux aux 4 coins de la ville, et les violences quotidiennes qui amènent les pieds-noirs à s'exiler, Ali n'a pas la vie facile. Mais il observe impassible un conflit dont il n'est pas partisan et les erreurs de chacun (militaires, harkis, pieds-noirs) sans jamais les juger. Produit par Constantin Costa-Gavras et diffusé à Cannes, le 7e film du cinéaste algérien Medhi Charef confronte les mondes avec détachement et simplicité. Telle était la vision qu'il avait enfant et qu'il s'est attaché à restituer ici. Cartouches Gauloises n'est pas seulement un film sur la guerre et sur l'enfance, mais aussi l'histoire d'une déchirure. Celle d'un enfant qui subit toute une série de ruptures avec nostalgie. Un autre regard sur la guerre d'Algérie. Naïf mais qui donne à réfléchir.

LES SORTIES DE L'ETE

Semaine du 25 juillet
Les Simpson - le film, de David Silverman, avec Dan Castellaneta, Julie Kavner
Les Fantômes de Goya, de Milos Forman, avec Natalie Portman, Javier Bardem
You Kill Me, de John Dahl, avec Ben Kingsley, Téa Leoni
Waiter !, de Alex Van Warmerdam, avec Alex Van Warmerdam, Ariane Schluter
Love Sick, de Tudor Giurgiu, avec Maria Popistasu, Ioana Barbu

Semaine du 1er août
Mise à prix, de Joe Carnahan, avec Ryan Reynolds, Ray Liotta
Interview, de Steve Buscemi, avec Steve Buscemi, Sienna Miller
Fido, de Andrew Currie, avec Carrie-Anne Moss, Billy Connolly
Tel père, telle fille, de Olivier de Plas, avec Vincent Elbaz, Daisy Broom
Motel, de Nimrod Antal, avec Kate Beckinsale, Luke Wilson

Semaine du 8 août
La Fille coupée en deux, de Claude Chabrol, avec Ludivine Sagnier, François Berléand (retrouvez dès le 1er août un dossier concernant ce film tourné à Lyon sur www.lyoncapitale.fr)
Captivity, de Roland Joffé, avec Elisha Cuthbert, Daniel Gillies
Time, de Kim Ki-duk, avec Seong Hyeon-a, Jung-woo Ha

Semaine du 15 août
Planète terreur - un film Grindhouse, de Robert Rodriguez, avec Rose McGowan, Freddy Rodriguez

Le Fils de l'épicier, de Eric Guirado, avec Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme
Rintintin, de Danny Lerner

Semaine du 22 août
3 Amis, de Michel Boujenah, avec Pascal Elbé, Mathilde Seigner
Boarding gate, de Olivier Assayas, avec Asia Argento, Michael Madsen
Le Vivarium, de Jacques Richard, avec Michael Lonsdale, Fabrice Luchini
La Maison, de Manuel Poirier, avec Sergi Lopez, Bruno Salomone

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