DRAME PASSIONNEL ENTRE RHONE ET SAONE

Mais la fin nous laisse un peu sur notre faim.

La fille coupée en deux **
Drame de Claude Chabrol (1h55 – France/Alemagne) avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Benoît Magimel et Mathilda May. Sortie le 8 août.

L'histoire : Une jeune présentatrice de télévision en pleine ascension s'éprend d'un célèbre écrivain pervers mais épouse pourtant un jeune milliardaire déséquilibré...

C'est au cœur de la capitale des Gaules que Claude Chabrol a choisi de poser sa caméra et de raconter une histoire inspirée d'un fait divers des années 50 : l'assassinat de Stanford White, célèbre architecte du Madison Square Garden tué par l'époux de sa maîtresse du moment qui était une petite actrice de music-hall. Dans La fille coupée en deux, une animatrice télé (Ludivine Sagnier) remplace la petite starlette, un écrivain à succés coureur de jupons (François Berléand) reprend le rôle de l'architecte et Benoît Magimel celui du mari jaloux, déséquilibré par sa condition de riche héritier capricieux.
Comme à son habitude, Claude Chabrol dresse le portrait de personnages atypiques avec une certaine justesse et une bonne dose d'humanisme. Les personnages ne sont ni bons ni mauvais mais pleins de paradoxes que cette histoire passionnelle révèle. Une histoire de cul et de coeur somme toute banale et des personnages très proches de la réalité, de la vérité, que le réalisateur explore avec la précision qu'on lui connaît.
La fille coupée en deux n'est donc pas une surprise, Chabrol continuant à jouer avec des personnages remarquablement incarnés et particulièrement étoffés. Le casting marqué par l'émergence d'une nouvelle génération d'acteurs est une vraie réussite, Magimel comme Sagnier se montrant plus que convaincants dans des rôles soigneusement dessinés.
Cependant, si la première heure du film reste très convaincante, la fin déçoit le spectateur qui attend un peu plus de la densité des personnages et de la gravité de cette sombre histoire qui se dérobe dans un dénouement prévisible et un peu insipide.

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