Dionysos

Dionysos et Bloc Party en concert à Lyon

Pour le week-end de la Toussaint, après les zombies, le Transbordeur accueille la bande à Mathias Malzieu et le groupe de Kele Okereke. La salle de la Doua promet d’être un peu moins tranquille que les cimetières.

Dionys’gniaque

Dionysos ()

Qu’on aime ou pas Dionysos et l’univers de Mathias Malzieu, ou plutôt l’univers que Mathias Malzieu a légèrement emprunté à Tim Burton, et même si l’on constate que leurs albums, s’ils se vendent toujours aussi bien, sont de moins en moins à la hauteur – le folklore primant trop souvent sur la musique –, il faut reconnaître que la formation valentinoise reste l’une des attractions scéniques les plus redoutables de France.

Grâce en soit rendue à l’inépuisable énergie qui anime le même Mathias Malzieu, jamais avare d’un plongeon ou d’une roulade – essayez donc de vous jeter par terre volontairement, juste comme ça pour voir –, à qui l’on ne peut guère reprocher, contrairement à certains de nos footballeurs, de s’économiser. Et si l’on proposait Malzieu, qui rend hommage à Michel Platini sur le dernier album de Dionysos (Bird’n Roll), comme capitaine de l’équipe de France ? Ou comme sélectionneur pour s’occuper de nos drôles d’oiseaux ?

À Bloc ?

Bloc Party ()

Quand on a sorti un premier album de la trempe de celui de Bloc Party en 2005, le terrible Silent Alarm, il y a deux solutions : soit on enchaîne avec un chef-d’œuvre, soit on ne s’en remet jamais vraiment. C’est un peu ce qui est arrivé au groupe de Kele Okereke, d’autant plus présenté comme le nouveau roi du monde que sur scène le groupe flanquait une sacrée fessée à la concurrence (Interpol en avait pris pour son grade en “seconde partie” au Transbordeur).

Plutôt que de tomber dans le piège de ressortir une deuxième collection de tubes – en était-il capable ? –, Bloc Party a choisi un chemin plus ambitieux (abstraction, tentations électroniques) qui ne lui a guère servi. On n’en est pas moins curieux de voir où ils en sont aujourd’hui, après être passés à deux doigts de la dissolution.

Dionysos. Vendredi 2 novembre, à 19h. Bloc Party. Dimanche 4 novembre, à 18h. Au Transbordeur.

à lire également
Dans la nuit de mercredi à jeudi, Lyon a perdu l'un de ses plus anciens bouquiniste et puits de culture musicale. Emporté à 64 ans, Serge Boissat n'a jamais cessé de diffuser sa passion pour le rock au sens large et pour la bande dessinée. Son ami et fondateur de la radio libre "Radio Bellevue" en 1981, le réalisateur Jean-Claude Chuzeville, lui rend hommage.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut