Daniele Rustioni © Jean-Louis Fernandez

Concert classique : épilogue du romantisme allemand à l’opéra de Lyon

Avec un programme Schoenberg / Strauss, le chef Daniele Rustioni ouvre la saison à l’opéra de Lyon sur des œuvres crépusculaires du romantisme allemand.

On considère souvent Richard Strauss comme un compositeur charnière dans l’histoire de la musique. Bien que s’inscrivant dans une esthétique ancrée dans le romantisme allemand, son langage fait apparaître des formes de désagrégations de la tonalité via l’accumulation de modulations, son usage substantiel d’appoggiatures, de notes de passage, de broderies et chromatismes annonçant, via une sorte de désagrégation de la tonalité, la fin du romantisme.

Fin analyste de ces phénomènes présents dans le romantisme tardif, Arnold Schoenberg, dans sa quête d’un langage basé sur les douze sons (et donc émancipé de la tonalité), poursuivit dans ses premières œuvres – dont fait partie La Nuit transfigurée op. 4 – cette entreprise de désagrégation tonale. C’est donc dans une démarche habilement dialectique que Daniele Rustioni compose ce programme d’ouverture de saison à l’Opéra.


Joyaux du répertoire pour voix et orchestre


À La Nuit transfigurée de Schoenberg (dans sa version pour orchestre à cordes de 1943), il associe trois monuments de Richard Strauss : la fantastique suite de l’opéra Le Chevalier à la rose côtoiera ainsi le poème symphonique Mort et transfiguration op. 24. Mais le clou du spectacle résidera dans les fabuleux Quatre derniers Lieder du compositeur allemand, véritables joyaux du répertoire pour voix et orchestre, interprétés pour l’occasion par la soprano Sara Jakubiak.


Schoenberg / Strauss – Dimanche 18 septembre – À l’opéra de Lyon


 

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