Akron/Family, Une Famille Formidable

Underground, Akron/Family l’est sans doute. Mais sûrement pas parce qu’ils portent barbes et ponchos, ou sont référencés “Family”, à la hippie, genre “Manson Family”. Non, si le groupe new-yorkais est underground, c’est dans le sens où il creuse littéralement la terre pour en exhumer les racines du rock indépendant américain, ce rock contestataire qui, depuis les années 60, a irrigué tout un pan de la musique américaine.

Sur la pochette du dernier disque d’Akron/Family, Set’em Wild, Set’em Free : un drapeau américain substituant aux étoiles en quinconce, l’une des ces spirales psychédéliques tracées à la javel sur les tee-shirts des hippies. Référence explicite : le Grateful Dead champion du monde du rock à fumette (et pas que) et du visuel qui ruine la rétine. Car Akron/Family c’est United States of Psychedelism, le psychédélisme dans tous ses États et sous toutes ses formes.

Dans la bassine à décolorer sans javelliser, on trouve à la fois Sly & the Family (tiens donc) Stone, le rock de Woodstock, les volutes du Dead, donc, et l’esprit du folk macramé. Et un réservoir à mélodies qui n’a que faire des genres musicaux, ces barrières pour peine à jouir sans entraves.

Akron/Family. Le 12 novembre à l’Épicerie Moderne de Feyzin.

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