L'Ecole des Beaux-arts fait sa rentrée aux Subs

Dans des locaux de 9 500 m2 rénovés avec simplicité et caractère, qui ont évité le ripolinage.

Heu-reux ! Depuis le 12 mars, les 350 étudiants et les enseignants qui font leur rentrée dans les nouveaux locaux de l'Ecole nationale des Beaux-arts de Lyon, sur le site des Subsistances, découvrent avec intérêt leur nouveau cadre de travail. 9 500 m2 d'espaces fonctionnels, disposés autour d'un site de caractère : la grande cour carrée des Subsistances, ancien garde-manger de l'armée (en fonction jusqu'à la première guerre du Golfe). En trois semaines, les anciens locaux néo-staliniens de la rue Neyret coincés sur les pentes de la Croix-Rousse, qui dataient de 1960, ont été déménagés, sans aucun regret. "Ce n'était plus tenable ! Le bâtiment était inadéquat. Rien n'était prévu pour les prises de vue, les sculptures de gros volume, l'utilisation de matériaux composites, dangereux. La vraie différence, c'est qu'ici, nous avons des espaces pensés pour une école d'aujourd'hui" explique le directeur de l'école, Yves Robert.

Auparavant éclatée entre quatre sites différents - dont une église désaffectée -, l'Ecole gagne aux Subsistances en surfaces utiles et mieux pensées. Une belle bibliothèque, un auditorium de 170 places, des salles de cours, des salles d'informatique, des espaces voués à la photographie, au maniement des nouvelles technologies, d'autres à des pièces de grands volumes... tout semble prévu.

Et à la différence de la première tranche des Subsistances (le pôle de création), cette fois, tout n'a pas été ripoliné et aseptisé du sol aux faux-plafonds, dans une sophistication un peu toc. Les espaces sont très simples, avec des poutres apparentes, du béton, des parpaings et des touches de couleurs vives (rouge, jaune, vert) autour de la cour carrée. De larges couloirs assurent les circulations, et offrent aux étudiants de micro-espaces de travail et d'échanges informels. "On a observé rue Neyret qu'il se passait beaucoup de choses dans les couloirs !" souligne le directeur.

"Un prix record de 500 euros le m2"
Dans ce lieu très contraint - un grand carré de quatre étages bas de plafond et quadrillés de piliers tous les 4 mètres - Michel Lassagne du cabinet AT'LAS, qui avait déjà signé à Lyon la rénovation sommaire de la Sucrière, a réussi une belle réalisation architecturale. "C'est d'une grande qualité pour un coût tout à fait maîtrisé puisque qu'on arrive au prix record de 500 euros le m2 (hors gros œuvre) !" souligne l'adjoint à la Culture de Lyon Patrice Béghain, qui se dit "ému" par l'aboutissement de ce projet de 15 millions d'euros qu'il a soutenu âprement. "Ces locaux vont donner à l'Enba une visibilité dans la ville, ce qui constitue un élément de la dynamique de Lyon en faveur de l'art contemporain" poursuit l'adjoint, très fier que Lyon réalise ici une première : "C'est vraiment unique en France et en Europe d'associer sur un même site un pôle de formation aux arts visuels et un pôle de création dans le spectacle vivant". L'Enba partage en effet avec les Subsistances, laboratoire de création contemporaine, une entrée, une cour, des espaces, et d'ici un mois un restaurant commun. Sans compter un salle de spectacle de 3 000 places au cœur de la cour carrée, qui accueillera une partie des prochaines Nuits sonores ! "Les échanges se feront de façon naturelle, mécanique : en se cotoyant, étudiants et artistes inventeront forcément des collaborations" estime Yves Robert. Dès le prochain week-end de création aux Subsistances, le 19 avril le public pourra découvrir les premières frictions entre étudiants et artistes sur ce site exceptionnel.

ENBA, 8 bis quai Saint-Vincent, Lyon 1er.
www.enba-lyon.fr
www.les-subs.com

Une inauguration en deux temps

Les périodes électorales sont propices aux inaugurations en cascade ! L'inauguration officielle du site des Subsistances entièrement rénové avait initialement été prévue le 19 avril, avant un week-end de création, pour marquer l'originalité de l'alliance d'un pôle d'arts visuels (l'ENBA) et d'un centre de création pour le spectacle vivant (Les Subsistances). La fête est maintenue, mais une seconde inauguration, centrée sur l'école, a été avancée au 13 mars à 18h, lendemain de la rentrée des étudiants. Le maire de Lyon Gérard Collomb et le président de région Jean-Jack Queyranne prononceront un discours mais pas les représentants de l'Etat, déjà astreints au devoir de réserve par la campagne électorale.

L'Ecole des Beaux-arts fait sa rentrée aux Subs

Dans des locaux de 9 500 m2 rénovés avec simplicité et caractère, qui ont évité le ripolinage.

Heu-reux ! Depuis le 12 mars, les 350 étudiants et les enseignants qui font leur rentrée dans les nouveaux locaux de l'Ecole nationale des beaux-arts de Lyon, sur le site des Subsistances, découvrent avec joie leur nouveau cadre de travail. 9 500 m2 d'espaces fonctionnels, disposés autour d'un site de caractère : la grande cour carrée des Subsistances, ancien garde-manger de l'armée (en fonction jusqu'à la première guerre du Golfe). "Ces locaux vont donner à l'Enba une visibilité dans la ville, ce qui constitue un élément de la dynamique de Lyon en faveur de l'art contemporain" explique l'adjoint à la Culture de Lyon, Patrice Béghain, très fier que Lyon réalise ici une première : "C'est vraiment unique en France et en Europe d'associer sur un même site un pôle de formation aux arts visuels et un pôle de création dans le spectacle vivant". L'Enba partage en effet avec les Subsistances, laboratoire de création contemporaine, une entrée, une cour, des espaces, et d'ici un mois un restaurant commun. Sans compter un salle de spectacle de 3 000 places au cœur de la cour carrée, qui accueillera une partie des prochaines Nuits sonores !

ENBA, 8 bis quai Saint-Vincent, Lyon 1er. www.enba-lyon.fr

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