Marine Baousson à l’affiche de La lesbienne invisible. @Florie Berger

7e édition du festival de Gerson à Lyon : une pépinière de jeunes talents

Du 9 au 11 octobre, ce sont les Soirées découvertes qui auront lieu à l’espace Gerson. Trois soirées à petit prix (16 €), présentées par la pétillante Céline Frances, qui vous permettront de voir sur scène neuf jeunes talents, peut-être ceux qui seront des têtes d’affiche dans quelques années.

Chaque artiste présente un extrait de son spectacle d’une vingtaine de minutes. Ils concourent pour trois prix : le prix du Rhône (des programmateurs), le prix de la Saône (de la presse) et le prix du Beaujolais (du public). Chaque soirée compte trois candidats, les meilleurs se retrouvent en première partie des Décaféinés, ainsi que pour la remise des prix lors de la soirée au Radiant du samedi 12 octobre. Difficile de les évoquer tous, d’autant que, pour la plupart, ils ne se sont jamais produits à Lyon. Mais s’ils sont là, c’est qu’ils ont été repérés et sélectionnés par l’équipe de Gerson dans différents festivals francophones.

À noter tout de même la présence de Clémentine Artois le premier soir (le 9 octobre, avec Julien Bing et Clément K), son humour a l’art de nous mettre la tête à l’envers. De Thibaud Agoston, le deuxième soir (le 10, avec Aurélien Cavagna et Klotilde), un Suisse totalement cintré qui a déjà raflé un prix d’humour au festival de Tournon. Et d’Étienne Bianco le troisième soir (le 11, avec Bruno Peki et Morgane Cadignan) qui joue la carte du trash et de l’absurde, sans complexe.

Et des têtes d’affiche

Outre Élisabeth Buffet qui nous explique être victime de l’Obsolescence programmée, les fameux Jumeaux qui revisitent dans Grands Crus classés leurs meilleurs sketchs et les musiciens de Debout sur le Zinc qui reprennent le répertoire connu et méconnu de Boris Vian, vous pourrez applaudir au Radiant :

La lesbienne invisible

Marine Baousson se réapproprie La lesbienne invisible, le texte éponyme d’Océan (ex-Océanerosemarie, comédien transexuel) avec une énergie incroyable. La pétillante comédienne et humoriste interprète une jeune femme faussement naïve qui découvre son homosexualité… même si personne n’y croit ! Du club de foot féminin aux boîtes ultra-branchées parisiennes, en passant par l’inévitable coming-out parental, elle nous raconte de façon joyeuse et décomplexée son parcours chaotique vers l’épanouissement. Une émouvante ode à la tolérance.

Les Décaféinés, avec Rémi Deval et Clément Parmentier. @Christine Coquilleau

Les Décaféinés

Dans leur dernier spectacle, Les Décaféinés lancent une machine, le ton est donné d’emblée… L’un des deux membres du duo, Rémi Deval, est transformé en poule, tandis que l’autre, Clément Parmentier, habillé en boucher et, le hachoir brandi, se prépare à le réduire en purée. On est dans un cauchemar surréaliste, ce qui définit bien leur humour. Ensuite, on retrouve les deux loustics dans une… laverie. Leurs sketchs sont parfois rudes, mais ils ont un tel talent d’interprétation, une telle énergie que l’on ne résiste pas. D’autant moins que les textes sont ciselés, multipliant les jeux de mots qui débouchent sur des situations absurdes. Et puis ils ont un joker, ils savent chanter. Ils triomphent sur l’air de Polnareff, "On ira tous au paradis", devenu "On ira tous à la laverie !".

Gerson fait son festival – Du 7 au 13 octobre, au Radiant et à l’espace Gerson

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