L’Hôtel de Police, dans le 8e arrondissement. @WilliamPham

Une enquête ouverte à Lyon après une manifestation sauvage de l’ultra droite

Mardi 25 octobre, le parquet de Lyon a annoncé l’ouverture d’une enquête pour "provocation à la haine" après une manifestation "de l’ultra droite", le 21 octobre, en hommage à la petite Lola, tuée à Paris, et marquée par des slogans xénophobes.

La manifestation sauvage vendredi 21 octobre de 100 à 150 personnes affiliées à l’ultra droite dans les rues de Lyon continue de faire réagir. L’événement signalé au procureur de la République par le préfet du Rhône Pascal Mailhos, lundi, puis par le maire de Lyon Grégory Doucet, a donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet. 

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"Provocation publique à la haine"

Confiée à la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône, elle a été ouverte "du chef de provocation publique à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion", précise le parquet dans un courriel. 

Organisée sur fond de récupération politique du meurtre de la petite Lola, tuée à Paris, la manifestation non déclarée du 21 octobre a rapidement pris une tournure xénophobe. Sur deux banderoles affichées en tête de cortège on pouvait ainsi lire "Justice pour Lola" et "L’immigration tue", alors que certains manifestants scandaient "Immigré assassin", comme le laissent entendre plusieurs vidéos de l’événement. 

Doucet a demandé la dissolution des Remparts

En réponse à cet événement, en plus de saisir le procureur au titre de l’article 40, le maire de Lyon a écrit lundi au président de la République en l’alertant sur une "recrudescence des violences d’extrême droite à Lyon depuis la rentrée". Dans ce courrier Grégory Doucet demandait également à Emmanuel Macron de procéder à la "dissolution immédiate" des Remparts le groupe d’extrême droite qui, selon lui, aurait revendiqué la manifestation de vendredi. 

Des mesures qui vont dans le sens d’un courrier du maire de Lyon adressé au président de la République, dans lequel il demande la dissolution des Remparts, le groupe d’extrême droite qui, selon lui, aurait revendiqué la manifestation de vendredi. Dans un communiqué envoyé mardi, la structure héritière de l'association d'extrême droite dissoute "Génération identitaire", assurait que son collectif "n’est en aucun cas responsable des slogans entonnés [vendredi 21 octobre, NDLR]".

Lire aussi : Grégory Doucet demande la dissolution du groupe d’extrême droite "Les Remparts"

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