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Rhône : Prisons à nouveau bloquées, l'exécutif reçoit les syndicats

La colère ne s'estompe pas dans les rangs des surveillants de prison rhodaniens. Les propositions de Nicole Belloubet ne sont pas considérées comme suffisantes par la profession, qui a de nouveau engagé une mobilisation ce matin. La ministre doit recevoir les syndicats cet après-midi.

Saint-Quentin-Fallavier, Corbas, Villefranche, Riom et Roanne… Les surveillants pénitentiaires de la région ont pour beaucoup refusé de prendre leur service ce matin. Dans certains établissements, la police est intervenue pour disperser les manifestants, qui se sont immédiatement repositionnés après le départ des forces de l'ordre. Plus loin, dans la prison de Valence, les surveillants mobilisés ont essuyé des gaz lacrymogènes. Ailleurs, la police n'est même pas intervenue, faute d'effectifs.

1100 postes créés sur quatre ans, "dont une première tranche 100 emplois dès 2018" : la proposition de Nicole Belloubet n'a pas suffi à calmer les surveillants en grève. "Clairement, ce n'est pas suffisant. Cela ne comblerait même pas les postes vacants actuels, qui s'élèvent à plus de 1200 en France" déplore Dominique Verrière de l'UFAP Unsa Justice. Car au-delà du manque d'effectif, c'est tout le système carcéral que remettent en question les professionnels du secteur. "Il faudrait de vrais cours de management. Notre hiérarchie ne connaît pas le happiness management",ironise Dominique Verrière avant d'ajouter "Dans les prisons, c'est plutôt le management par le stress et la peur qui domine". De meilleures conditions de travail, qui passent aussi par la formation, largement insuffisante aux yeux des surveillants comme des observateurs. En cause, la mauvaise image du métier, et la dangerosité du quotidien. "Ils n'arrivent pas à recruter ni à former les gens. Évidemment, quand vous vous faites taper sur la gueule et que la hiérarchie dit que c'est de votre faute, ça ne donne pas envie" conclut le militant. Alors que la ministre a promis de rencontrer les syndicats aux alentours de 14h cet après-midi, ces derniers assurent vouloir perpétuer le mouvement jusqu'à avoir gain de cause.

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