Qui veut investir au Maroc ?

Il n'y a pas que du soleil, des call center et des riads au Maroc. C'est en tout cas le message que souhaite faire passer la Chambre de Commerce de Lyon et le gouvernement marocain qui organisent cette semaine une journée d'information destinée aux entreprises désireuses d'investir au pays de sa Majesté.
Le Maroc connaît effectivement un développement tous azimuts et dans tous les secteurs économiques. Marrakech est bien entendu l'une des villes phare en terme d'attractivité pour les investissements étrangers, mais la Chambre de Commerce de Lyon voudrait ouvrir d'autres perspectives aux PME et PMI lyonnaises : "Il y a vraiment des opportunités d'affaires à saisir avec la construction portuaire du TangerMed par exemple, l'aménagement des berges du Bourgreg entre Rabat et Salé ou le projet Technopolis de Casablanca" nous explique Bruno Chiaverini responsable de l'Espace International de la CCI de Lyon. Aujourd'hui plus de 600 entreprises régionales exportent au Maroc pour un montant global annuel approchant des 700 millions d'euros. Mais attention, ce marché n'est pas toujours facile à pénétrer pour des petites structures et quelques chefs d'entreprises ont parfois eu du mal à "comprendre les règles du jeu". L'état marocain semble conscient de ces difficultés et a créé des centres régionaux investissements qui "sont des guichets d'accueil pour les entreprises. En 48 heures, on vous donne toutes les informations nécessaires pour une implantation dans le pays". La formule semble intéressante mais demande sans doute quelques éclaircissements. C"est justement le but de cette journée d'information qui suscite un grand intérêt puisque déjà 150 entreprises lyonnaises s'y sont inscrites.

"Le Maroc, ouverture et opportunités d'affaires"
le 28 février à la CCI de Lyon.

En bref

Seb...c'est moyen !
Le groupe lyonnais d'électroménager n'a pas enthousiasmé les marchés boursier en annonçant ses résultats 2006. Les coûts de la "restructuration" de la société ont fait baisser le résultat net de la société à 88 millions d'euros (-13,7 %) et le rachat du groupe chinois Supor, qui avait fait grimper le titre en ce début d'année, n'a toujours pas été officialisé par les autorités chinoises.

Toupargel n'a pas froid !
Le roi du congelé vient d'annoncer un résultat net en progression de 7,8 % à 24 millions d'euros pour un chiffre d'affaires, lui aussi, en progression à 379,2 millions d'euros (+9,4 %).

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C’est officiel, Safran a choisi Feyzin pour implanter sa prochaine usine, aidé dans sa décision par le tapis rouge que l’État et les collectivités locales ont déroulé. Au terme d’une route pavée de rivalités politiques, de concurrence internationale et de bonnes intentions, 25 millions d’euros de deniers publics ont été débloqués pour attirer l’industriel. Un effort considérable qui pose la question suivante : jusqu’où les pouvoirs publics sont-ils prêts à aller pour réindustrialiser la région ?

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