Gilles Gascon, vice-président délégué aux mobilités, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, et Jérémie Bréaud, vice-président délégué à la sécurité globale, ont présenté plusieurs mesures pour lutter contre les violences dans les transports en commun (Clémence Margall)
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Quand Véronique Sarselli va-t-elle vraiment commencer son mandat ?

Les semaines passent sans que le cap de la Métropole de Lyon pour les six ans à venir ne devienne lisible. Les milieux économiques commencent à s’impatienter. Les écologistes dénoncent l’acharnement de Véronique Sarselli à déconstruire leur action. Comme depuis son élection en mars dernier, la présidente assure que les arbitrages ne vont plus tarder.

Les arbitrages ont de nouveau été repoussés d’une saison par Véronique Sarselli. “Il faudra patienter encore quelques mois pour les grands investissements”, a-t-elle déclaré lors du Petit-déjeuner de l’économie de septembre, un rendez-vous mensuel de décideurs lyonnais organisé par Marc Fraysse, ancien député villeurbannais de droite. Pendant la campagne électorale, la nouvelle présidente LR de la Métropole de Lyon avait promis qu’elle agirait vite sur quelques projets comme la rue Grenette, la ZTL de la Presqu’île de Lyon ou l’avenue Rockefeller. Pour ces symboles de la politique des écologistes lors du mandat précédent, les décisions ont d’abord été repoussées au début de l’été puis à la rentrée et ensuite à l’automne. Rue Grenette, la majorité métropolitaine se heurte à une réalité plus complexe que les annonces de campagne et n’a toujours pas trouvé une solution idoine. Le cap pour les six ans à venir de la collectivité était annoncé pour l’été. Les vice-présidents étaient sommés de rendre leurs feuilles de route avant de partir en vacances. Trois mois plus tard, les copies ont été relevées par Véronique Sarselli mais la synthèse ne se dessine toujours pas. Cette dernière compile aussi les “listes de courses” des cinquante-huit maires de la métropole. Ils sont en grande partie membres de sa majorité et attendent un mandat de rattrapage estimant avoir été lésés par Bruno Bernard. La présidente de la Métropole a d’abord mis ces temps de latence sur les finances dégradées par les écologistes lors des six dernières années et sur le nombre de coups déjà partis, soit des projets lancés par la précédente majorité. “J’ai demandé une revue de tous les projets lancés. Certains ne nous conviennent pas”, assure Véronique Sarselli.

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