Michel Sorine, président d'Extra Sports l'agence qui a inventé le trail urbain, est l'invité de 6 minutes chrono / Lyon Capitale.
Bonne nouvelle pour les coureurs : le Radiance Mutuelle LUT by Night s’annonce sous un temps doux et sec, et l’édition est quasi complète !
Samedi 7 novembre, la 12e édition du Lyon Urban Trail by Night, organisé par Lyon Ultra Run et dont le maître d'œuvre opérationnel qui coordonne et produit l'événement est Extra Sports, réunira 9 000 coureurs à la frontale dans les rues de Lyon, sur la rive droite de la Saône, le quartier Saint-Jean, les collines de Fourvière, de Sainte-Foy et d’Oullins.
Michel Sorine, président d’Extra Sports, l’annonce : il ne reste que quelques dizaines de dossards, surtout sur les grands parcours. La jauge est limitée par le site antique de Fourvière, où l’arrivée se fait face au grand théâtre romain. L’engouement ne faiblit pas : en mars, la version de jour a battu son record avec plus de 12 500 participants.
Nouveauté de l’année, l’épreuve change de nom avec l’arrivée de Radiance Mutuelle comme partenaire titre. Trois formats sont proposés : un 30 km qui passe cette année par l’aqueduc de Beaunant, bien connu des habitués de la SaintéLyon, un 20 km et un 10 km ouvert aussi aux randonneurs. Plus festive et plus jeune que l’édition de jour, la course nocturne se termine autour d’un mâchon lyonnais et d’une bière finisher. Côté environnement, le plastique à usage unique est banni et les ravitaillements privilégient les circuits courts. Environ 400 à 500 bénévoles encadrent un événement que l’organisateur juge « mature et maîtrisé ».
Seul point d’inquiétude : les transports en commun. Après la fermeture du métro le week-end dernier en raison d’un mouvement social, l’organisation espère que les lignes rouleront samedi. Sinon, les concurrents devront ajouter quelques kilomètres à pied pour venir et rentrer.
La retranscription intégrale de l'entretien avec Michel Sorine
Bonjour à tous et bienvenue dans « 6 minutes chrono », le rendez-vous quotidien de Lyon Capitale. Nous accueillons aujourd’hui Michel Sorine. Bonjour, Michel. Vous êtes directeur d’Extra Sports, l’agence lyonnaise aux 100 000 dossards qui a inventé le trail urbain en 2008. Samedi soir, le 7 novembre, la 12e édition du Lyon Urban Trail, le LUT by Night, s’élancera dans les rues de Lyon. Cette année, environ 9 000 dossards sont en vente, c’est bien cela ?
Oui, sur la version nocturne, nous sommes malheureusement limités à 9 000 dossards. Le site antique de Fourvière nous accueille et sa jauge est limitée. Ce n’est pas le cas pour la version de jour, au mois d’avril, où nous pourrons monter à 13 000, 14 000, voire 15 000 dossards.
Neuf mille, cela fait tout de même beaucoup de monde qui court. Comment explique-t-on cet engouement pour un trail urbain qui, de plus, se déroule de nuit ? On court avec une lampe frontale, ce qui ajoute une difficulté.
Nous avons lancé la version nocturne un peu plus tard, en 2014. La version de jour avait été lancée en 2008. Nous nous sommes aperçus que c’était totalement différent. D’abord, nous passons du printemps à l’automne. La nuit, les conditions sont parfois douces, parfois plus difficiles. A priori, cette année, cela va bien se passer. Il fera plutôt doux et le temps sera sec.
Les parcours sont également différents. La version de jour nous permet de rayonner sur le plateau de la Croix-Rousse jusqu’à Caluire. La version nocturne nous permet plutôt d’explorer l’autre côté. Nous allons jusqu’à Sainte-Foy-lès-Lyon, et même jusqu’à Pierre-Bénite. Ce sont des parcours très différents et des événements très différents. Je dirais que la version nocturne est beaucoup plus festive. Nous avons également une clientèle un peu plus jeune.
L’engouement n’est pas nouveau. Nous avons toujours plus ou moins rempli la version nocturne. Depuis deux ans, nous sommes complets. Nous sommes mercredi et il reste quelques dizaines de dossards, surtout sur les grands parcours. Nous serons complets samedi. C’est donc une belle édition qui s’annonce, festive, avec un temps sec et doux et un beau plateau sportif. Ce sera agréable.
Quand on court, on est dans la course et on ne se rend pas compte de tout ce qu’il y a autour. Il y a des ravitaillements, des bénévoles, et il faut fermer les routes pour sécuriser le parcours. Pour un événement comme le LUT by Night, combien faut-il de bénévoles ? Combien de temps faut-il pour le préparer ? Quel est le budget ? En quoi consiste toute la logistique du LUT by Night ?
Les parcours ne changent pas beaucoup d’une année à l’autre. Nous avons un peu modifié le parcours de 30 kilomètres. Nous allons du côté de l’aqueduc de Beaunant, le fameux aqueduc bien connu des coureurs de la SaintéLyon. Sinon, nous essayons de stabiliser les parcours. Ensuite, nous les étudions au scalpel avec les services techniques de la Ville de Lyon pour vérifier qu’il n’y a pas de travaux, de fermetures ou d’autres empêchements.
Je pense qu’aujourd’hui, nous arrivons à fonctionner avec 400 à 500 bénévoles. L’organisation est bien rodée et nous ne sommes pas du tout dans la nouveauté. Vous me demandez le budget global de la manifestation. Je suis incapable de vous le donner spontanément. Il faudrait que je vérifie, mais c’est aujourd’hui un événement totalement mature et maîtrisé.
Nous nous cantonnons à la rive droite de la Saône parce qu’il nous serait impossible de traverser pour aller en Presqu’île ou à la Croix-Rousse un samedi soir. C’est assez contraignant et nous sommes obligés de mettre en place un important dispositif de signaleurs aux carrefours. Pour le reste, je dirais que c’est aujourd’hui un événement mature qui ne pose absolument aucun problème d’organisation.
L’une des grandes interrogations est de savoir si nous aurons à subir un mouvement social samedi. Je pense que c’est surtout la manifestation de demain, prévue le 5, qui donnera le ton. Normalement, nous devrions être épargnés samedi. La seule interrogation concerne les transports en commun, parce qu’il ne nous a pas échappé que, samedi dernier, toutes les lignes de métro étaient fermées. Si c’était encore le cas samedi, ce serait relativement embêtant pour l’acheminement de nos concurrents et surtout pour leur retour le soir. Il faudrait qu’ils viennent en courant ou en marchant, ce qui leur ferait plus de kilomètres.
Un peu plus de kilomètres. Nous espérons que tout rentrera dans l’ordre et que le LUT by Night pourra se courir. Merci, Michel Sorine, de nous avoir donné plus d’informations sur cette course qui est devenue un classique lyonnais et un classique français. Pour plus d’informations sur l’actualité lyonnaise, rendez-vous sur www.lyoncapitale.fr. À très bientôt. Au revoir.

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