Photo d’un vitrail du père Ribes dans l’église de Charly le 13 janvier 2023. (Crédit : Be Brave France)

Pressée d’agir, la mairie de Charly s’engage à enlever les vitraux du père Ribes

Près d’un an après la révélation des actes pédocriminels perpétrés par le père Louis Ribes sur de nombreux enfants, la mairie de Charly s’est engagée à retirer ses 11 vitraux de l’église de la ville.

Après les révélations au mois de janvier 2022 des actes pédocriminels commis par le père Louis Ribes dans les années 1970-1980, le collectif réunissant certaines de ses victimes avait demandé au diocèse de Lyon de retirer des églises les œuvres réalisées par l’abbé. Surnommé "le Picasso des églises", le père Ribes décédé en 1994 est en effet l’auteur de nombreux vitraux et peintures, pour certains classés au monuments historiques, exposés dans des églises du Rhône.

"Nous nous sommes toujours tenus à leur écoute et nous nous sommes engagés à déposer les œuvres de Ribes si la demande en était faite"

Olivier Araujo, maire de Charly

Mardi 24 janvier, le diocèse nous a confirmé avoir procédé au retrait et au remisage, à l’abri des regards, des peintures de l’artiste déchu, en revanche, concernant ses vitraux la situation se révèle plus complexe. Un an après la demande des victimes de retirer ces vitraux ces derniers sont toujours en place. 

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Des procédures en cours

Des procédures de retrait à la charge de l’église, même si les bâtiments appartiennent aux municipalités sont en cours dans certaines communes, alors que cinq églises du département du Rhône abritent des vitraux signés RIB. Selon le diocèse des procédures de retrait ou visant à masquer la signature du prêtre sont en cours dans trois communes (Loire-sur-Rhône, Sainte-Catherine et Dième) en revanche à Charly et Givors aucune démarche n’a pour le moment été effectuée.

Une réunion avec le collectif jeudi

À la suite d’une pétition et d’un communiqué du collectif de victimes et de l’association Be Brave ce week-end, le maire de Charly, Olivier Araujo, que nous avons sollicité à plusieurs reprises, en vain, a finalement publié un communiqué assurant que les 11 vitraux seraient retirés en cas de demande.

"Notre priorité absolue, depuis le début, est d’apporter notre soutien aux victimes. […] nous nous sommes toujours tenus à leur écoute et nous nous sommes engagés à déposer les œuvres de Ribes si la demande en était faite", écrivait l’élu mardi 24 janvier. Une séance de travail doit se dérouler en ce sens jeudi 26 janvier en présence du collectif des victimes et de l'association Be Brave France.

Lire aussi : Affaire Ribes : "l'Eglise est riche, elle peut payer" (le collectif de victimes)

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