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Nappes d'eau souterraines : Un niveau rassurant en Auvergne-Rhône-Alpes, malgré quelques contrastes

Ce mardi, le bureau de recherche géologiques et minières a fait le point sur l'état des nappes d'eau souterraines en France et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"La situation se dégrade", prévient l'hydrogéologue David Ratheau, chef de projet au bureau de recherche géologiques et minières (BRGM) à propos de l'état des nappes d'eau souterraines françaises. Ce mardi 7 juillet, le BRGM a dévoilé les résultats de l'exploitation des données du mois de juin. Concrètement, 93 % des points d'observation sont dans une phase de vidange, c'est-à-dire que la nappe se vide.

Les causes sont multiples, entre autres pour les nappes réactives, qui possèdent un plus petit réservoir, et se vident plus rapidement. Ces dernières prennent de plein fouet la hausse des températures ainsi que l'augmentation de la demande liée aux fortes chaleurs. Concernant les nappes inertielles, qui peuvent compter sur un plus grand réservoir, celles-ci se vidangent en grande majorité, sauf les nappes de l'avant-pays savoyard et du Sundgau (Alsace) qui restent stables.

Une situation qui se dégrade donc, puisque seulement 22 % des niveaux sont au-dessus des normales, contre… 54 % en dessous. Globalement, on observe des disparités territoriales au sein de l'Hexagone. Si le nord du pays reste plus épargné, le Massif Central, et plus précisément le Limousin connait des difficultés. "La situation est préoccupante. On risque de passer à des niveaux alarmants", alerte David Ratheau.

@BRGM

D'un point de vue général, si la situation ne s'améliore pas, l'alimentation des cours d'eau pourrait être difficile et influer sur la biologie "qui pourrait pâtir de ce manque d'eau oxygénée", évoque l'hydrogéologue. Autre problème, cette potentielle pénurie pourrait générer des "conflits d'usage alors que la demande en eau ne cesse d'augmenter" s'inquiète David Ratheau. L'arrivée de fortes périodes de pluie pour contrebalancer ces épisodes de canicule reste alors essentielle.

En Auvergne-Rhône-Alpes, une situation plutôt rassurante malgré les contrastes

Si l'on se concentre particulièrement sur les nappes d'eau d'Auvergne-Rhône-Alpes, le contexte reste moins inquiétant mais certaines disparités sont visibles. Au total, la région compte 39 aquifères, c'est-à-dire des sols contenant une nappe d'eau. Du côté est du territoire, les nappes conservent plutôt un niveau oscillant entre "autour de la moyenne" et "modérément haut". On observe la présence de nombreux aquifères ce qui justifie cette situation. Point de vigilance tout de même, le niveau de ces derniers est en majorité en baisse, conséquence de la période de vidange.

En revanche, la partie ouest de la région, et notamment le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et l'Allier font face à plus de difficultés, ce qui s'explique par la présence raréfiée d'aquifères. Le niveau de la station N27, située entre Saint Ours et Nugère Haut (Puy-de-Dôme) est jugé "très bas", "il y a eu un manque de recharges cet hiver", justifie David Ratheau. Dans la région, un autre aquifère est classé "très bas", la source des Fontaigneux à Beaufort-s/Gervanne, dans la Drôme. En revanche, les nappes de Nyons (Drôme) et de Veigy (Haute Savoie) affichent un niveau "très haut".

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Sur le département du Rhône, neuf nappes sont répertoriées, et la situation est plutôt rassurante. Six d'entre elles conservent un niveau "modérément haut". C'est notamment le cas des couloirs d'Heyrieux, de Meyzieu, et de Décines, tous trois issus de l'aquifère fluvio-glaciaire de l'Est lyonnais.

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