La salle Climax Fight à Gerland / © Antoine Merlet
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Métropole de Lyon : MMA lucratif pour les salles, moins pour les pros

Le MMA (Mixed Martial Arts) est de plus en plus pratiqué dans la métropole de Lyon. Une aubaine pour les coaches et gérants de salles, un peu moins pour les combattants professionnels.


“Dans la région lyonnaise, toutes les salles sont blindées.” Pour Jean Bagal, ancien combattant de 2006 à 2014, devenu coach, gérant d’une salle et organisateur de galas, le constat est sans appel : l’engouement pour le MMA bat son plein depuis que la discipline sportive a été légalisée en 2020 et placée sous l’égide de la Fédération française de boxe (voir encadrés). “Elles (les autorités) ont enfin compris que le MMA est un sport, comme le krav maga (une méthode d’autodéfense qui combine des techniques provenant de plusieurs disciplines), qui a toute sa place en France”, confie celui qui est l’un des précurseurs de la discipline dans le Rhône. Avec l’un de ses amis du quartier du Tonkin à Villeurbanne, Jean Bagal a vécu l’évolution du MMA.

De la clandestinité à la lumière. “À nos débuts, c’était pour la gloire, se marre-t-il. Avec Malik Merad, l’un des premiers Lyonnais à faire du MMA, on partait à l’arrache le vendredi pour combattre en pancrace (sport de combat pieds et poings qui inclut également la lutte debout et au sol) le samedi. On fraudait pour prendre le train et on dormait dans des caves. Maintenant, c’est le luxe, il y a des hôtels, les frais sont pris en charge.” Alix Jeanguillaume, combattant professionnel MMA, acquiesce bien volontiers : “On était considérés comme des parias, on était mal vus de partout et maintenant, depuis que c’est légal, tout le monde rêve de faire du MMA. Je pense qu’on a quinze ans de retard mais ça peut aller très vite. La nouvelle génération en veut !”

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