La salle du conseil de la métropole © Lyon Capitale

Métropole de Lyon : "Bruno Bernard lâche les communes", les quatre groupes d'opposition s'indignent de la PPI des écologistes

La fameuse PPI de la Métropole de Lyon, votée en janvier 2021, n'en finit pas de faire parler. La PPI, c'est la programmation pluriannuelle des investissements pour le mandat 2020-2026 dans les 59 communes de la Métropole de Lyon. Et elle ne plaît pas, mais alors pas du tout, aux élus de droite et centristes.

"Bruno Bernard lâche les communes". Dans un communiqué cinglant, les quatre groupes d'opposition de la Métropole de Lyon, se lient pour dénoncer "des courriers d'arbitrage relatifs à la PPI particulièrement décevants". Une PPI de 3,6 milliards d'euros a été votée en janvier 2021 par la majorité écologiste et de gauche à la Métropole de Lyon.

La Métropole de Lyon compte 1 400 000 millions d'habitants et 59 communes. La semaine dernière, les 59 maires ont reçu des lettres d'arbitrage de Bruno Bernard, le président de la Métropole de Lyon, sur la PPI dans leurs communes. Et la plupart sont déçus.

"Pour la plupart des communes, au-delà du fait qu'ils sont truffés d'erreurs, les courriers d'arbitrage relatifs à la PPI sont particulièrement décevants. Pour nombre d'entre elles, les projets retenus ne correspondent pas à leur choix ou à leur priorisation", écrivent, de concert, les élus des quatre groupes politiques d'opposition à la Métropole de Lyon : le rassemblement de la droite, du centre de la société civile (33 élus), le groupe progressistes et républicains de David Kimelfeld (12 élus), le groupe Inventer la Métropole de demain de Gérard Collomb (9 élus) et le groupe Synergies Métropole qui regroupe principalement des élus du Val-de-Saône (10 élus). Sur les 59 maires de la Métropole, environ 50 font partie de ces groupes ou de ces tendances politiques.

Les quatre groupes d'opposition furieux, de Kimelfeld à la droite en passant par Collomb

"Les projets d’intérêt général défendus par les communes sont très largement rejetés, sans explication, au milieu d’un charabia qui cite des lancements d’études, des projets déjà arbitrés ou engagés sur le précédent mandat, des projets d’ampleur métropolitaine qui ne concernent pas les habitants des communes en proximité (eau, assainissement, REV, etc.), des projets portés par le Sytral (et non la Métropole)…", regrettent ces 4 groupes d'opposition, qui comptent en tout 64 élus (sur 150 sièges au conseil de la Métropole). Soit environ 43 % des sièges.

"La plupart des projets relatifs à la voirie et aux espaces publics dans les communes, permettant d'améliorer le cadre de vie des habitants et des habitants, sont repoussés de manière expéditive [... ] L'exécutif métropolitain ne sait pas et ne veut pas travailler en réelle concertation avec les communes, engager un dialogue constructif et équilibré avec les maires, et qu’il préfère écouter poliment avant d’imposer sa vision dogmatique sans tenir compte des réalités terrain", poursuivent les 64 élus de la Métropole de Lyon.

Lyon et Villeurbanne "trop avantagées" ?

"Où vont passer les 3,6 milliards d’investissements promis sur ce mandat ? Visiblement pas dans nos communes", s'insurgent-ils.

Louis Pelaez, membre du groupe de Gérard Collomb et proche de l'ancien maire de Lyon et président de la Métropole de Lyon, a regretté ce lundi lors de la commission permanente de la Métropole "qu'à elles seules, Lyon et Villeurbanne disposeront de 43,42 % de l'enveloppe territoriale de 200 millions d'euros accordée sur le mandat".

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