Depuis juin, les tentatives de médiation d’Emmanuel Macron entre David Kimelfeld et Gérard Collomb ont échoué © AFP

Lyon : Quand Collomb raconte qu'il "a eu du mal à faire élire" Kimelfeld

Gérard Collomb a été investi par la République en Marche pour les élections métropolitaines de 2020. L’actuel maire de Lyon est revenu sur cette décision ce dimanche.

La République en Marche a tranché. Gérard Collomb, l’actuel maire de Lyon et David Kimelfeld, l’actuel président de la Métropole de Lyon, étaient tous les deux candidats à l’investiture En Marche pour les élections métropolitaines en 2020. En Marche a choisi Collomb, l’un des premiers compagnons de route d’Emmanuel Macron dès la fin de l’année 2016.

Invité de France Info ce dimanche, le maire de Lyon a livré sa version du choix d’En Marche… ou plutôt d’Emmanuel Macron : "J'ai posé la question franchement au président de la République (le 9 octobre lors de sa venue à Lyon). Je ne veux pas être au milieu d'un feuilleton qui va durer, dis-moi franchement si tu veux que je sois candidat ou pas. Il m'a dit oui, je veux que tu sois candidat. Et voilà on est parti".

Collomb : "On rentre dans un combat que j'ai du mal à comprendre"

Quelques jours plus tard, le 14 octobre, dans un communiqué, En Marche a invoqué, pour justifier son choix "la fidélité à l'un des premiers soutiens du président de la République", mais aussi la "cohérence" d'un "grand élu local qui a porté personnellement la création de la Métropole de Lyon, qui a contribué activement à son rayonnement".

Mais le 16 octobre, David Kimelfeld a tenu son premier grand meeting officiel en tant que candidat à sa succession, à la présidence de la Métropole. Il a réuni autour de lui près de 1000 personnes (lire ici).

Un duel que Gérard Collomb explique ne pas comprendre : "On rentre dans un combat que j'ai du mal à comprendre. Lorsque je suis parti au ministère de l'Intérieur (en 2017), j'ai eu beaucoup de mal à faire élire David Kimelfeld comme président, j'y ai consacré beaucoup de temps et je pensais que ça serait quelqu'un qui serait derrière moi pour cette campagne de la métropole".

Lire aussi : David Kimelfeld s'offre une démonstration de force à Lyon

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