Des voitures de nuit à Lyon
© Tim Douet

Lyon : Collomb et ses soutiens achèvent l'Anneau des Sciences

L'autoroute urbaine de l'Anneau des sciences était le sujet central de la campagne de Gérard Collomb à Lyon. Dans un communiqué, ses soutiens annoncent que le projet n'est plus envisageable en l'état. La crise du coronavirus COVID-19 leur aura offert une porte de sortie.

Depuis plusieurs jours, l'annonce était attendue, mais on ignorait encore de quelles manières elle allait arriver. Dans un communiqué, Gérard Collomb et ses soutiens annoncent que le projet ne pourra être réalisé pour des raisons financières.

"Les finances des collectivités locales, en particulier leurs capacités d’autofinancement vont être profondément touchées, avec pour conséquence une contraction de leur investissement. Dans ce contexte le bouclage du périphérique ne peut plus être une réalisation envisageable en l’état même si ses finalités demeurent pertinentes", précise-t-ils, comme "libérer de l’espace en surface pour les bus, les vélos et les véhicules plus propres", " mailler le réseau de transport tous modes en améliorant les liaisons Ouest-Est et en offrant une desserte circulaire de l’agglomération ou "fluidifier l’A450 et l’A7 et accompagner la bascule modale vers les transports propres, qui doit se faire au plus vite, mais les milliers de voitures qui circulent ne vont pas disparaître immédiatement".

"La priorité aujourd’hui pour notre métropole, c’est donc le renforcement des transports en commun, plan métro pour l’Est comme pour l’Ouest de notre agglomération (ligne E), la création d’un RER à la lyonnaise, dans une logique qui devra prendre en compte une mobilité globale des personnes comme des marchandises", ajoutent les signataires.

Le communiqué est signé par l'ensemble des candidats qui avaient ardemment défendu le projet pendant des mois : Michèle VULLIEN, Jean-Luc FUGIT, Blandine BROCARD, Renaud GEORGE, Roland CRIMIER, Gérard COLLOMB, Yann CUCHERAT, Nathalie FRIER et Julien RANC.

L'anneau des sciences, visant à boucler le périphérique à l'ouest, avait été présenté par Gérard Collomb comme "une autoroute écologique". Cette expression n'avait pas manqué de crisper les associations et citoyens qui y voyaient au contraire "un projet écocide". 

Déjà presque mort avant les élections

La crise du coronavirus COVID-19 leur aura offert une porte de sortie pour tenter de s'extirper d'un sujet devenu un bourbier. 

Ce projet d'autoroute urbaine était déjà mourant depuis plusieurs mois, ce communiqué termine d'achever définitivement ce qui l'en restait. Le financement à l'origine était déjà compliqué pour ne pas dire impossible bien avant l'épidémie du coronavirus COVID-19.

L'État comme l'Europe ne souhaitaient pas entendre parler. Le candidat des Verts Bruno Bernard, comme le président de la métropole de Lyon David Kimelfeld n'avaient pas manqué de retourner tous les arguments de Gérard Collomb contre lui. In fine, la campagne avait été marquée par de nombreuses contre-vérités, pour se terminer par un succès des Verts au premier tour.

Plus qu'un grand projet anachronique, l'Anneau des sciences était devenu un marqueur inscrivant chaque candidat dans sa conception de la ville de demain. Maintenant que l'élément central de sa campagne n'est plus, une question demeure : quel projet majeur le candidat Gérard Collomb présentera-t-il pour Lyon et sa métropole avant un deuxième tour à la date incertaine ? 

Lire aussi : 16 idées reçues sur l'Anneau des sciences future autoroute urbaine (lire ici). 

 

 

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