Etienne Blanc
©Elise Julliard

L’exécutif va devoir changer sa manière de faire selon Etienne Blanc

Ce mardi, le tribunal administratif de Lyon annulait le budget 2016 de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à la suite d’un recours déposé par les élus RCES. Si l’opposition se félicite de la décision de justice, l’exécutif préfère y voir une mesure "qui ne changera pas grand-chose".

Décision symbolique selon Étienne Blanc, 1er vice-président du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes. "On ne peut pas revoter un budget qui a déjà été exécuté", affirme le délégué aux finances. Le recours déposé par le groupe RCES pour "excès de pouvoir" a entraîné l’annulation du budget 2016, sur décision du tribunal administratif. Les élus écologistes souhaitaient connaître le détail de l’enveloppe de 4,7 millions d’euros attribuée au Center Parc de Roybon. "Il s’agit d’une autorisation de programme, on ne peut donner en détail l’attribution de chaque centime", explique Étienne Blanc.

"Je suis habitué à cette technique chez les Verts"

Pour le 1er vice-président, rien de nouveau sous le soleil. Les recours déposés sont légion, et Étienne Blanc se dit coutumier de cette manière de fonctionner. "Je suis habitué de cette technique. Les Verts font de la politique, en instrumentalisant la justice. C’est un parti parfois plus folklorique que politique." Le maire de Divonne-les-Bains admet tout de même que l’exécutif va devoir changer sa manière de faire après cette condamnation : "De cette décision, nous allons tirer certaines conséquences, c’est-à-dire que nous répondrons de manière plus détaillée aux très nombreuses questions des élus." S’il ne se dit pas en colère contre les élus RCES, Étienne Blanc glisse malgré tout : "Je pense qu’en démocratie, il faut du bon sens. Si nous recevons une liste de 80 questions à la veille du vote, il me semble difficile d’apporter toutes les réponses." Le 1er vice-président rappelle que la Région a fait le choix de voter un budget par fonction, et non par article, donc sans obligation de détails. Un choix que regrettent amèrement les élus de l’opposition, qui souhaiteraient justement, obtenir davantage d’explication quant à l’attribution des budgets.

à lire également
L'aqueduc du Gier
De 49 384 euros collectés pour l'aqueduc romain à 150 euros pour le château Renaissance du Bon Repos, où en sont les dons des Français à la mission patrimoine orchestrée par le Lyonnais Stéphane Bern dans une région qui compte aujourd'hui près de 4 700 monuments classés ? Lyon Capitale fait le point en ce premier jour des Journées du patrimoine. 
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut