Les néonicotinoïdes face à la justice au tribunal judiciaire de Lyon

Les pesticides, et notamment le catégorie des néonicotinoïdes, présentent un risque important pour les populations d'oiseaux en milieux agricoles selon la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). L'association entame ainsi une action en justice au Tribunal judiciaire de Lyon contre les fabricants et distributeurs du pesticide.

Alors que les néonicotinoïdes avaient été interdits en France en 2018 en raison de leur dangerosité pour la population des insectes pollinisateurs, et plus particulièrement pour les abeilles, ces pesticides avaient été finalement de nouveau autorisés en 2021 pour le secteur des betteraves sucrières. Ce revirement du gouvernement, largement dénoncé pour les associations écologistes, avait suscité une vague d'indignation.

Selon la LPO, ces pesticides particulièrement nocifs pour les insectes mettraient aussi en péril les populations d'oiseaux se trouvant à proximité des milieux agricoles. Les néonicotinoïdes, qui sont pulvérisés directement sur les cultures, demeurent encore aujourd'hui la catégorie d'insecticides la plus vendue sur la planète.  L'association engagée dans la protection de l'environnement LPO vient donc d'initier le 21 mai 2021 une action au Tribunal judiciaire de Lyon à l'encontre des fabricants et des distributeurs de cette substance chimique. Bayer, géant de l'agrochimie, est notamment l'un des plus importants fabricants. Cette action, soutenue par l’expertise juridique de l’association Intérêt à Agir, s'inscrit dans un contexte général de perte massive de biodiversité.

Pour l'association, l'imidaclopride (néonicotinoïde très toxique) serait responsable du "déclin de plus de 25 % des populations d’oiseaux des milieux agricoles" en France. La Ligue pour la protection des oiseaux réclame la "réparation du préjudice écologique"  engendré par ces pesticides, mais aussi l'interdiction immédiate de tous "produits contenant de l’imidaclopride". 

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