Soleil, canicule et pollution à Lyon (photo : Florent Deligia)

Les habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes inquiets de la qualité de l’air qu’ils respirent

L’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes dévoile un sondage sur les préoccupations des habitants de la région concernant la qualité de l’air. Le sondage révèle une prise de conscience de la situation et une envie d’agir des citoyens.

8 habitants de la région Auvergne-Rhône-Alpes sur 10 se disent inquiets de la qualité de l’air qu’ils respirent. C’est le chiffre fort du sondage de l’observatoire Atmo réalisé avec BVA, fin novembre 2019, sur un échantillon représentatif de 700 personnes. Le chiffre gagne 5 points depuis la précédente consultation, datée de 2013.

En dix ans la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes s’est globalement améliorée

Contrairement à ce que pense une majorité des habitants de la région, la qualité de l’air en Auvergne-Rhône-Alpes a plutôt eu tendance à s’améliorer ces dix dernières années. Selon Atmo cela s’explique par des politiques publiques plus volontaristes et des efforts individuels plus marqués.

Attention, il reste du travail. 21 000 personnes ont été exposées à des valeurs supérieures à la réglementation au dioxyde d’azote en 2019. Grenoble et Lyon sont concernés par cette problématique. De plus, 40 % du territoire a subi, en période estivale, des pics de pollutions à l’Ozone, toujours en 2019. Pics que l'on a retrouvés au cours de l’été 2020, des niveaux d’alertes ont été atteints à Lyon et dans la zone des Côteaux. Enfin l’observatoire précise qu’il existe toujours un devoir de vigilance concernant des pollutions émergentes, encore non réglementée et donc mal prise en compte.

Les habitants de la région prêts à agir

Signe des temps, la sensibilisation aux enjeux du réchauffement climatique porte ses fruits, 8 habitants de la région sur 10 se sont déclarés prêts à agir, surtout chez les plus jeunes. 27 % des personnes sondées expliquent vouloir adopter un véhicule peu polluant (correspondant à la vignette crit’air 1), surtout dans les villes de moins de 100 000 habitants. 6 % des sondés se sont dits prêts à favoriser la marche ou le vélo, notamment dans des zones rurales ou périurbaines où il est plus difficile d’adopter au quotidien ce type de transport doux.

Du côté de l’habitat, 19 % des personnes interrogées ont manifesté la volonté d’améliorer l’isolation de leur logement, principalement dans les grandes villes et 20 % de remplacer leur système de chauffage par des appareils plus performants.

Pour les courses, 14 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes et en particulier les personnes âgées de plus de 50 ans souhaitent limiter les emballages. Seuls 4 % des sondés, surtout les plus jeunes, ont déclaré souhaiter consommer de façon plus respectueuse en favorisant les circuits courts et les produits de saison. 9 % ont exprimé le souhait de composter leurs déchets verts plutôt que les brûler.

Enfin, 75 % des personnes interrogées s’estiment mal informés par la qualité de l’air et 91 % sont intéressées par une information quotidienne sur cet indicateur, via les panneaux d’affiches des communes, des sites web ou applications ou par le biais de la presse locale. C’est l’un des enjeux à l’avenir pour l’observatoire, informer et soutenir les actions citoyennes. Autre point important, évaluer les actions les plus efficaces, au plan individuel ou des politiques publiques pour optimiser les efforts mis en œuvre. Le but est, évidemment, de continuer à améliorer la qualité de l'air de la région pour la prochaine décennie.

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