Le maire de Lyon, Grégory Doucet / (Photo by JOEL SAGET / AFP)

Le maire de Lyon signe une tribune pour soutenir le bio

Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a signé une tribune proposée par la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB), pour soutenir l'agriculture biologique en France. Parmi les signataires, les maires EELV de Grenoble, Lyon, Bordeaux et Strasbourg.

Grégory Doucet, le maire de Lyon ainsi que 230 élus locaux, dont des présidents de régions, des députés et sénateurs, ont signé la tribune proposée par la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB), publiée aujourd'hui dans le Progrès. Un texte qui défend la filière agricole biologique française, et demande une accélération des processus de transition vers ce type d'agriculture : "Nous ne pouvons plus nous permettre de perdre encore 10 ans dans la transition écologique agricole".

"Nous voulons une production française de qualité, gage de la souveraineté alimentaire du pays et nous voulons démocratiser les produits bio et français en restauration collective" déclarent les signataires, en reprenant les demandes de la fédération agricole.

Les solutions proposées par la tribune

La tribune pointe aussi les manquements du modèle d'agriculture national et européen, notamment la politique agricole commune : "Alors qu’on sait que le modèle de l’agriculture biologique répond aux enjeux climatiques et écologiques contemporains, seuls 2 % des 10 milliards d’euros annuels de la dernière politique agricole commune ont été orientés pour le soutenir. Les associations environnementales ont de leur côté chiffré à 330 millions d’euros annuels les besoins pour atteindre les objectifs de qualité en restauration scolaire et le plan de relance n‘en a fléché que 50 millions d’euros sur deux ans."

Sans s'arrêter sur  le constat d'échec, les signataires poursuivent et proposent : "1 milliard d’euros par an dans la prochaine PAC pour développer et pérenniser les surfaces en bio ; il faut que l’Etat utilise la prochaine loi de finance pour soutenir les plus petites collectivités vers le développement d’une alimentation bio pour tous les enfants".

Sur le sujet des cantines scolaires, qui a fait polémique ces derniers mois à Lyon, le texte interroge : "L’Europe promet 25 % de surfaces agricoles bio en 2030, et nous ? Pourquoi ne pas viser une cantine bio et locale pour tous en se fixant 50 % de produits bio et une généralisation de la tarification sociale ?"

Lire aussi : Le retour de la viande dans les cantines scolaires de Lyon

Laisser un commentaire

Faire défiler vers le haut