François Devaux avec les avocates des parties civiles © Jeff PACHOUD / AFP

La Parole libérée veut recenser toutes les victimes d'agressions sexuelles

L'association lyonnaise, qui a permis de révéler l'affaire Barbarin/Preynat, veut proposer une nouvelle activité en recensant toutes les victimes de la pédophilie et les aider à travers leur association.

Après avoir donné une voix aux victimes de la pédophilie dans l'Église, l'association La Parole libérée souhaite désormais recenser toutes les victimes d'agressions sexuelles, rapporte l'AFP. “Une mission d'utilité nationale et publique” qui commencera en 2020 et pour laquelle l'association souhaite lever 1,3 million d'euros notamment via la plateforme de fondations, d'ONG et via une collecte participative sur internet lancée ce jeudi sur la plateforme KissKissBankBank.

Une somme qui pourra permettre de salarier 10 personnes et de lancer son projet. “Les agressions sexuelles ne se limitent pas à la pédophilie dans l'Église, dont nous n'attendons plus rien par ailleurs, car elle n'a pas été une interlocutrice fiable. Le temps est venu de s'adresser à d'autres pour amener la société et nos institutions à répondre bien plus efficacement à cette pandémie”, a déclaré François Devaux, à l'agence de presse. Ce dernier parle d'une mise en place à travers ce projet “d'une prise en charge nationale unique, complète et personnalisée des victimes d'abus sexuels” via notamment un suivi thérapeutique, juridique et social dans 13 antennes régionales.

L'idée, c'est de faire comme on a fait pour la Prévention routière dans les années cinquante. On s'est mis à remplir des fiches à chaque accident, pour savoir comment agir afin d'en réduire la fréquence”, précise François Devaux. À terme, l'association espère devenir d'utilité publique.

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