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L'Oréal à Gerland : ''Parce que je le teste bien''

Unique en son genre, le centre Episkin de L'Oréal à Gerland, est à la tête d'un réseau international de 12 centres de recherche prédictive. Ce laboratoire produit des tissus humains pour tester les cosmétiques l'Oréal. A l'heure où les expérimentations animales sont en ''voie d'extinction légale'', l'Oréal fait figure de bon élève.

Une ''innovation éthique, avant-gardiste et responsable''.

Reproduire en laboratoire des peaux qui ressemblent le plus possible au tissu humain pour tester les cosmétiques. C'est le principe des ''reconstitued skin'', utilisé pour la première fois en 1979. Mais comment produit-on de la peau ?Les peaux sont construites à bases de cellules provenant de chirurgies plastiques. Fournies par les centres hospitaliers, après accord du donneur, les cellules sont congelées dans l'azote liquide puis stockées. Au fur et à mesure de la demande, les cellules sont décongelées, multipliées et ensemencées sur différents supports. De cette manière, Episkin produit 130.000 unités de tissus biologiques (peaux et cornées) par an. Le tiers d'entre eux sert à tester la sécurité (corrosion et irritation cutanée) et l'efficacité des produits cosmétiques.

Les peaux reconstruites, un pari gagnant.

Moins cruelle, la technique des ''reconstitued skin'' est aussi plus efficace que les test sur les animaux. Les peaux reconstruites sont vivantes. Elles ''réagissent, au même titre qu'un organisme vivant, pour l'irritation et la corrosion'' explique le Dr Pascal Sommer du CNRS de Lyon. Néanmoins elles ne sont pas ''connectées aux vaisseaux, aux nerfs. Il n'y a pas de cœur ni de cerveau''. Ainsi ''certaines réactions ne peuvent pas être reproduites'', précise Pascal Sommer. Toujours est-il que les peaux sont créées à partir de tissus humains. Elles sont donc ''plus appropriées à tester des produits destinés à l'homme'', souligne Isabelle Walter, responsable communication recherche et innovation chez L'Oréal.

Le nec plus ultra, c'est l'abandon progressif des expérimentations animales, véritables ''barbaries'' comme le souligne le Dr Pascal Sommer. Actuellement, chez l'Oréal, moins de 1 % des ingrédients composant les cosmétiques sont testés sur les animaux. Quant aux produits finis, plus aucun test n'est effectué sur les animaux depuis 2009.

Un pari jugé ''utopiste''

Mars 2013. C'est la date butoir imposée, par le règlement européen de 2009, pour l'abolition des expérimentations animales et de la commercialisation des produits testés sur les animaux. Une véritable course contre la montre pour l'Oréal, qui compte bien respecter les délais impartis.

Objectif jugé ''utopiste'' selon Stéphanie Rouby, représentante de Respect animal (association lyonnaise promotion des droits des animaux) et de Muriel Arnal, directrice de One Voice (association nationale de défense des animaux). Même si Stéphanie Rouby concède que c'est un ''premier pas'' elle souligne que, toutefois, ''il faut compter 3 à 10 ans pour obtenir validation des méthodes substitutives par l'ECVAM (european centre for the validition of alternative methods)''. D'après, ces associations '' il sera impossible de respecter l’échéance 2013''.

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