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©DR Weavers Lyon

"L'intégration par le travail" : à Lyon, le soutien aux réfugiés s'organise autour de l'association Weavers

À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés qui a eu lieu le 20 juin, l’association Weavers a tenu à rappeler son combat pour intégrer les personnes exilées.

L’intégration par le travail : voilà le fil rouge de Weavers. Née en 2016 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, l’association accueille les personnes exilées et les intègre aux différents programmes. Elle remplit un double objectif : instruire la langue et la culture française, tout en formant à différents métiers afin de s’intégrer.


« Le sujet ce n’est pas comment arrêter l’immigration. Mais comment on les accueille »,
Sylvie Tomic, 21e adjointe au Maire de Lyon, déléguée à l’Accueil et hospitalité, au tourisme responsable et conseillère du 7e arrondissement


L’école Weavers compte alors quatre formations : Tissu Solidaire, Tisseurs d’Avenir, des Etoiles et des femmes, et Bâtir. L’association a également mis en place également l’atelier Weavers, des cours de français et des événements culturels dont l'objectif est de fédérer le groupe. Puis, une autre formation est proposée pour les entreprises afin de lutter contre les stéréotypes et la discrimination envers les personnes exilées. Flora Vidal Marron, fondatrice et directrice de Weavers a insisté longuement sur l’intégration par le travail.

"Je viens ici pour trouver un travail. Ça c’est le plus important aussi, je travaille pour louer un appartement directement. Pas besoin de quelqu’un pour me donner une garantie. Pour nous, ce n’est pas juste on prend l’argent et on reste à la maison. Ce n’est pas une solution, j’ai besoin de connecter avec les autres", explique Baydaa, exilée iranienne.

6 785 demandeurs d'asile à Lyon

En 2020, il y avait 82 millions de personnes déracinées. 3 millions sont accueillies dans l’Union européenne dont 137 000 en France. À Lyon, il y avait 6 785 demandeurs d’asile en 2020, la région Auvergne-Rhône-Alpes étant la deuxième région qui les accueille le plus.


« Voilà ce qu’il faut faire ! La révélation par les talents et l’intégration par le travail. »,
Renaud Payre, 3e vice-président de la Métropole de Lyon délégué à l’Habitat, au logement social et à la politique de la ville


En 2019, la Métropole a signé un pacte avec les bailleurs sociaux, pour prioriser les personnes les plus vulnérables et d’y intégrer les réfugiés. De plus, Sylvie Tomic a rappelé la volonté de la ville de revoir les droits des demandeurs d’asile. Elle souhaiterait également une meilleure formation des agents municipaux, afin que tous soient en capacité d’aider les réfugiés.

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