Illustration JO d’hiver. @jeuxolympiques (Twitter)

Jeux d'hiver 2030 : Laurent Wauquiez veut "faire revenir l'émotion d'Albertville"

Les Régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur ont officiellement déposé leur candidature pour les Jeux olympiques d'hiver 2030 ce mardi.

Quelques mois seulement après l'annonce de leur candidature, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ont détaillé ce mardi les sites retenus dans le dossier de candidature des Alpes françaises pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2030.

Au cours d'un très longue conférence de presse organisée au Comité national olympique français, Laurent Wauquiez a évoqué l'ambition de "faire revenir l'émotion d'Albertville", avec une candidature "sobre et économe". Opposée à la Suède et à la Suisse, la candidature des Alpes françaises déposée ce jour auprès du Comité international olympique veut incarner un renouveau dans l'organisation des Jeux. "On sait qu'il y a de gros concurrents. On sait aussi qu'on va enchaîner avec les JO de Paris. On est à la fois très humble et très modeste. Il y a un grand élan", a assuré Laurent Wauquiez.

Une candidature "sobre et économe"

L'héritage d'Albertville devrait, selon les organisateurs, permettre de réaliser d'importantes économies puisque "95 % des infrastructures qu'on va utiliser sont déjà existantes", explique le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. "Vous n'avez jamais vu une candidature française qui a couté aussi peu chère que la notre", a même assuré Laurent Wauquiez, sans toutefois donner le montant exact qui doit encore être affiné. À en croire Claudie Ternoy-Léger, élue EELV au conseil régional, le chiffre de 1,5 milliard d’euros aurait toutefois été avancé lors d’une commission Montagne, sans plus de détails.

"Les jeux financent les Jeux", répond David Lappartient, président du Comité national olympique français. Et d'ajouter : "Nous allons limiter l'engagement des financements publics avec le CIO, la billetterie, les soutiens du monde économique." Pour rappel, la France a déjà accueilli les JO d'hiver trois fois : à Chamonix en 1924, à Grenoble en 1968 et à Albertville en 1992.  

Deux pôles d'épreuves en Auvergne-Rhône-Alpes

Les organisateurs ont par ailleurs insisté sur l'aspect consensuel du projet. 400 sportifs ont notamment apporté leur soutien à la candidature en l'espace d'un mois et demi et selon les présidents de régions, 80 % des maires concernés seraient favorables au projet. Par ailleurs au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, 80 % des élus ont approuvé la candidature avec néanmoins une opposition notable des écologistes qui s'inquiètent de l'impact environnemental d'un tel évènement. Pascale Bonniel-Chalier, élue EELV assume : "La montagne mérite mieux que l'organisation de jeux olympiques d'hiver." "Tout le monde de la montagne est derrière nous. Vous avez 400 athlètes qui ont signé en moins d'un mois et demi pour apporter leur soutien", assure néanmoins Laurent Wauquiez.

Le cérémonie d'ouverture devrait se tenir en Auvergne-Rhône-Alpes et deux pôles principaux accueilleront des épreuves. La Savoie et la Haute-Savoie. Le premier devrait accueillir le ski alpin avec Méribel-Courchevel qui dispose de deux pistes déjà homologuées. La Savoie bénéficiera d'une "réutilisation du tremplin des JO d'Albertville, du bobsleigh, de la luge et du skeleton à la Plagne", détaille Laurent Wauquiez. Enfin, Val d'Isère accueillera le slalom homme et femme. Concernant la Haute-Savoie, la chaîne des Aravis devrait accueillir le biathlon, le para-biathlon et le para-ski de fond. Enfin, les épreuves de ski de fond et de ski de fond du combiné nordique auront lieu à la Clusaz.

Les deux régions devront défendre leur candidature devant le Comité international olympique le 21 novembre à Paris. La France sera ensuite fixée dans un premier temps dans près de trois semaines, lors de la commission exécutive du CIO qui se tiendra à Paris du 28 novembre au 1er décembre et qui décidera avec quels candidats elle entrera en phase de dialogue. Les deux régions sauront alors si elles continuent ou non cette nouvelle quête.

Lire aussi : Où en est la candidature des Alpes françaises aux JO d'hiver 2030 ?

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