Nora Berra, ex-ministre du gouvernement Fillon et député européenne UMP, ne voit pas Gérard Collomb (PS) devenir président du Grand-Lyon. Ce serait selon elle "un déni de démocratie" après la vague bleue des municipales. Elle était notre invitée ce mardi matin dans L'Autre Direct.
Interrogée par Paul Terra ce mardi matin à 9h, en direct du café l'Institution à Lyon 2e, Nora Berra ex-ministre et député européenne UMP, estime certes que "Lyon n’a pas su profiter de [l']opportunité" de la vague bleue.
Le vote FN, "historique" à Lyon
La ville centre, Lyon, reste en effet à gauche, même si "Collomb a été mis en faiblesse, il n’a pas réussi à obtenir un seul arrondissement à son crédit au 1er tour. Il y a une division des gauches". "Michel havard a réussi à réunir les sensibilités de la droite et du centre". "On a fait une bonne campagne, Michel Havard était partout" estime-t-elle. Elle s'étonne de "cette implantation du FN à Lyon qui est surprenante, nous avons des électeurs qui se décident à voter FN non pas pour contester ou protester". Nora Berra voit dans le vote FN un vote d’adhésion, "historique" à Lyon. "Cette implantation du FN à Lyon est inattendue. A part dans le 8e, on considère traditionnellement que Lyon est une ville du centre droit, aujourd’hui sur 7 arrondissements sur 9 , le FN s’est maintenu au 2e tour, c’est nouveau", relève la conseillère lyonnaise.
Opposition municipale : " proposer une alternance"
En vue du mandat qui s'annonce, Nora Berra prévoit de "travailler ensemble" au sein du conseil municipal. "Il va falloir qu’on s’interroge sur la manière de travailler [notre] opposition et que l'on propose une alternance dès aujourd’hui", affirme-t-elle. "Nous verrons ce que l’UDI décide de faire, il peut y avoir un groupe UDI et un groupe UMP [au conseil municipal], nous verrons".
Nora Berra entend "travailler avec [ses] collègues [au conseil municipal] pour porter les couleurs de l’UMP" mais surtout, elle veut rester député européenne. "Je suis parlementaire, député européen et j’entends bien le rester".
"De grandes chances de gagner le Grand Lyon"
Sur le Grand Lyon, et la possibilité qu'il bascule à droite, "nous avons de grandes chances de gagner le Grand Lyon" estime Nora Berra.
"François Noël Buffet est notre candidat. Nous avons déjà essuyé l’échec de 2001, nous comptons bien mettre toutes les chances de notre côté".
Sur les maires du Val-de-Saône qui votent traditionnellement Collomb, ceux du groupe Synergie. "Nous avons un candidat qui est en capacité de rassembler largement les valeurs de la droite et du centre. Nous avons toutes les chances de convaincre et de mener une campagne victorieuse".
"Ne pas voler le choix" des électeurs
D'un point de vue démocratique, "il ne faut pas voler l’élection aux électeurs et aux citoyens, ils ont majoritairement voté pour la droite et le centre [dans le Grand Lyon], il ne faut pas leur voler leur choix. Si demain Gérard Collomb prétendait être président du Grand Lyon, ce serait un véritable déni de démocratie !" estime Nora Berra.
Un maire de la ville centre d’une couleur politique différente de celle du président du Grand Lyon, "cela a déjà été le cas à Bordeaux, à Marseille et cela a fonctionné. A Lyon, il faut que ça change !" conclue-t-elle.

Puisque les électeurs se sont exprimé, Nora Berra est dans le juste. Si G.Collomb resterait maire de Lyon, la présidence du Grand Lyon (futur Lyon Métropole en janvier 2015) devrait revenir à un membre élu ce nouveau conseil.
Grand Lyon : 'Il faut que ça change!' affirme Berra Un exemple de politique politicienne C'est plutôt à elle de changer!
« Il faut que ça change ». C’est à peu près leur seul argument. On est pas content du PS ? Votons pour le changement UMP. Puis, élection suivante, on est pas content de l’UMP ? Votons pour le changement PS. Et ainsi de suite. Ça fait des décennies que ça dure, avec les résultats que l’on sait. Oui, il faut que ça change, mais ni avec les vautours de l’UMP, ni avec ceux du PS !