La transformation de l’Institut franco-chinois doit être la base de cette conquête touristique. La métropole veut aussi élargir la coopération économique et universitaire avec la grande puissance asiatique.
L'objectif est vaste mais traduit les ambitions lyonnaises vis-à-vis de la Chine et de sa puissance économique montante. Au cœur de cette stratégie, la transformation de l'Institut franco-chinois, définitivement actée par la métropole de Lyon ce lundi 21 septembre.
Ce vote vient ponctuer l'élargissement des partenaires de l'Institut : devenu une association, il couvre aujourd'hui tous les pans de la coopération entre Lyon et la Chine – économique, politique, culturel ou universitaire. À terme, un musée et un lieu de rencontre culturel et académique doivent ouvrir dans l'établissement, hébergé dans le fort Saint-Irénée.
Création en 1921
Première université chinoise créée hors de Chine, l'Institut franco-chinois de Lyon est né en 1921. Principalement financé par des entreprises françaises ou chinoises, il reçoit 35 000 euros de la métropole. Aujourd'hui, 3 000 étudiants chinois étudient à Lyon et 15 entreprises à capitaux chinois y sont installées tandis que plus de 160 entreprises de la région sont implantées en Chine.