Des "investigations complémentaires" à la centrale du Bugey

L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé à EDF d'approfondir les investigations sur les générateurs de vapeurs équipant 18 réacteurs de neuf centrales nucléaires françaises, dont celles du Bugey et du Tricastin.

Des générateurs de vapeurs susceptibles de présenter un défaut similaire à celui observé sur la cuve de l'EPR de la centrale de Flamanville, dans la Manche. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé EDF de mener des "investigations complémentaires" sur 18 réacteurs équipés de ces générateurs et répartis sur neuf centrales en France. Une note de l'ASN précise que cette dernière "considère que les premiers éléments de justification apportés, sur la base desquels EDF a maintenu les équipements concernés en service, doivent être confortés". Dans la région, les sites du Bugey et du Tricastin sont concernés.

Pas d'arrêt des réacteurs en vue

En avril 2015, le gendarme du nucléaire avait signalé une anomalie dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve de l'EPR de Flamanville. EDF avait alors été prié d'enquêter et de recenser les équipements potentiellement défectueux. Après enquête l'ASN indiquait ce jeudi que "les analyses menées par EDF depuis 2015 concluent que certains fonds primaires de générateurs pourraient présenter une zone de concentration importante en carbone pouvant conduire à des propriétés mécaniques plus faibles qu'attendues". La note souligne par ailleurs le caractère "essentiel pour la sécurité" de ces composants.

Alors que Greenpeace a demandé la mise à l'arrêt des centrales concernées, EDF a décidé de les maintenir en activité, invoquant les "marges importantes [...] prises sur ces équipements dès la fabrication".

Lire aussi : "Le temps de vie de la centrale du Bugey arrive à son terme"

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