Ateliers, cintres, répétitions souterraines : derrière les murs de l’Opéra de Lyon, un monde invisible s’active chaque jour pour que le spectacle ait lieu.
De Soufflot à Nouvel, trois siècles place de la Comédie. À Lyon, on entre dans un théâtre du XIXe siècle pour s’asseoir dans l’un des opéras les plus modernes d’Europe.
Tout commence en 1753, lorsque la Ville confie son Grand Théâtre à Jacques-Germain Soufflot, déjà auteur de la façade palatiale de l’Hôtel-Dieu et futur architecte du Panthéon. Il édifie une salle ovale révolutionnaire de 2 000 places avec trois balcons : un espace où chacun peut voir, mais aussi être vu. Un incendie la détruit en 1826. Deux architectes lyonnais, Chenavard et Pollet, reprennent le chantier. En juillet 1831, un nouvel opéra néoclassique est inauguré, couronné de huit muses (la neuvième, Uranie, muse de l’astronomie, a été sacrifiée pour respecter le rythme pair des colonnes). C’est cette façade que l’on admire encore aujourd’hui, place de la Comédie.


Il vous reste 88 % de l'article à lire.
Article réservé à nos abonnés.

Intelligence artificielle : Et si la bataille se jouait à Lyon ?