Création de la SPL mobilités : remous à la Métropole, au Sytral, et bientôt à la Ville ?

Une SPL mobilités (Société publique locale mobilité) va être créée à Lyon, une nouvelle structure pour intervenir dans les domaines du stationnement, de la mobilité, des transports, de la voirie et de l'espace public. Une nouvelle structure qui crée des remous.

La création d'une SPL mobilité (Société publique locale mobilité) fait débat à Lyon. Cette structure doit notamment reprendre la gestion des parcs relais du Sytral, le stationnement payant dans les rues à Lyon, la gestion, l'exploitation et la maintenance de 15 parcs métropolitains de stationnement ou encore la gestion, l'exploitation et la maintenance des parkings relais de gares TER et d'aires de covoiturage. Mais aussi le déploiement opérationnel d’une offre de stationnement sécurisée pour les vélos et le déploiement à large échelle d’un dispositif d’autopartage en stations en lien avec l’amplification de la ZFE (Zone à faibles émissions).

La création et l'approbation de ce projet doivent être validées par la Métropole de Lyon, le Sytral et la Ville de Lyon. La semaine dernière, le lundi 27 juin, la création du projet a été validée d'une courte tête à la Métropole de Lyon, avec des crispations y compris dans la majorité de Bruno Bernard, le président écologiste de la Métropole. Nathalie Perrin-Gilbert, conseillère métropolitaine et adjointe à la culture à la ville de Lyon, était montée au créneau. Comme souvent.

L'opposition, centriste comme de droite, avait (encore) fustigé la méthode de concertation des écologistes. Et aussi la nouvelle gouvernance dans cette nouvelle structure, où les 4 représentants de la Métropole de Lyon dans cette nouvelle structure sont... tous dans la majorité métropolitaine : les écologistes Fabien Bagnon et Sofia Popoff, l'insoumis Laurent Legendre et la socialiste Sandrine Runel.

Une délibération passe au conseil municipal de Lyon ce jeudi

Jeudi 30 juin, au Sytral, le sujet est revenu sur la table. La création et l'approbation de cette SPL mobilités ont été votés au Sytral, où les écologistes bénéficient d'une large majorité. Mais des membres du conseil d'administration, qui ne sont pas des représentants de la Métropole, ont fustigé la méthode (notre décryptage sur le sujet à lire ici). Bruno Bernard, le président écologiste de la Métropole de Lyon et du Sytral, et Jean-Charles Kohlhaas, vice-président écologiste de la Métropole de Lyon et du Sytral seront les deux représentants de Sytral Mobilités dans cette nouvelle structure.

Ce jeudi, le 7 juillet, le sujet va revenir sur la table au conseil municipal de Lyon. Une délibération est prévue notamment pour approuver le principe de création de la SPL. Pour la Ville de Lyon, il s'agira notamment de recourir à la SPL Mobilités "dès juin 2023", dixit la délibération proposée au vote des élus, "pour les activités d'exploitation du stationnement payant sur voirie (collecte, régie de recettes, maintenance des horodateurs, accueil du public)".

Le vote de la délibération devrait être animé avec une opposition, de droite comme du centre, vent debout contre la méthode. Il faudra également surveiller la position du groupe de la majorité de l'adjointe à la culture, Nathalie Perrin-Gilbert, Lyon en commun. Mais les écologistes ayant, aussi, une large majorité à la Ville, la délibération devrait être entérinée sans surprise.

Lire aussi : Après la Métropole, la création de la SPL mobilités crée (aussi) des remous au Sytral

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