(Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Coronavirus : Rhône, Isère, Loire... Pourquoi le couvre-feu n'a été avancé à 18h dans aucun département de la région

15 départements en France voient le couvre-feu nocturne avancé à 18 heures dès ce samedi 2 janvier, en raison de l'épidémie de coronavirus. Aucun de ces départements n'est en Auvergne-Rhône-Alpes. Explications.

La liste définitive a été connue vendredi. Le couvre-feu a été avancé à 18h dès le samedi 2 janvier dans 15 départements : les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Ardennes, le Doubs, le Jura, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Haute-Saône, les Vosges, le Territoire de Belfort, la Moselle, la Nièvre et la Saône-et-Loire. Aucun des 12 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pourtant la plus touchée lors de la 2e vague de l'épidémie, n'est concerné. Le couvre-feu reste en vigueur à 20h dans les 12 départements d'AURA.

Rappelons qu'au mois de novembre, au pic de la 2e vague, le Rhône, l'Isère et la Loire ont longtemps été les départements où le virus circulait le plus. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et PACA plus touchées

Le taux d'incidence détermine le nombre de personnes positives lors des 7 derniers jours sur un territoire de 100 000 habitants. C'est un indicateur qui permet de mesurer la circulation du virus à un instant t sur un territoire.

Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, d'après les données de Santé Publique France, ce taux est de 156 (d'après les dernières consolidées effectuées le 29 décembre). A titre de comparaison, ce taux dépasse les 200 dans trois autres régions (Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et PACA).

Pour l'instant, pas "d'envolée" épidémique à Lyon...

Au niveau des départements, les Alpes-Maritimes sont actuellement le département le plus touché (taux d'incidence de 308), devant les Hautes-Alpes (281), les Ardennes (280), le Jura (275), le Doubs (268) ou encore la Haute-Marne (266). Tous ces départements ont vu le couvre-feu avancé à 18h dès ce samedi.

Dans la région, aucun département n'est au-dessus de la barre des 200. C'est dans l'Allier que le taux d'incidence est le plus haut (192). Suivent la Haute-Savoie (189), le Rhône, la Loire et l'Isère (157). Des chiffres assez stables.

Il faut attendre entre le 5 et le 15 janvier

Mais tous ces chiffres prennent en compte les tests réalisés lors de la semaine entre le 23 et le 29 décembre. Or, peu de tests ont été réalisés le 24, veille de Noël, mais aussi le 25, jour de Noël, et le 26 et le 27, week-end après Noël. Il faut encore attendre quelques jours, vraisemblablement entre le 5 et le 15 janvier, pour connaître, réellement, les "effets" des fêtes. Ils ne sont pas encore perceptibles dans les chiffres actuels.

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