La centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas (Ain) en 2011 © Jean-Pierre Clatot / AFP
La centrale nucléaire du Bugey, à Saint-Vulbas (Ain) en 2011 © Jean-Pierre Clatot / AFP

Centrale nucléaire du Bugey : les communes exposées en cas d'accident

Les préfets de l'Ain, de l'Isère et du Rhône ont adopté le 18 juin dernier un nouveau plan particulier d'intervention, définissant entre autres des périmètres plus ou moins exposés en cas d'accident nucléaire. Quelles sont les communes concernées ?

Le Bugey, ses collines vallonnées, ses cascades et sa centrale, fumant à l'horizon. Située à 40 kilomètres à l'Est de Lyon, un accident dans cette dernière aurait des conséquences dramatiques : 5 millions de Français irradiés et 20 000 km2 de zones agricoles contaminées, d'après une étude de l’institut biosphère de Genève.

En prévision d'un tel scénario, les préfets de l'Ain, de l'Isère et du Rhône ont approuvé le 18 juin dernier un nouveau plan particulier d'intervention (PPI). D'après le dossier de la préfecture de l'Ain, le PPI "définit les objectifs (alerter la population, assurer le bouclage de la zone et la circulation, protéger la population, lutter contre les effets ...) et les actions à mener", sous la responsabilité du préfet. Il se déclenchera "s'il existe un danger radiologique et/ou chimique réel pour les populations".

Ce dernier définit trois périmètres plus ou moins dangereux, de deux, cinq à vingt kilomètres autour de la centrale, concernant des communes de l'Ain, de l'Isère et du Rhône. Les habitations et zones agricoles se trouvant dans le premier périmètre de deux kilomètres, dit "de danger immédiat" étant les plus exposées : Hières-sur-Amby, Saint-Vulbas, Vernas. Ensuite viennent les communes de La Balme-les-Grottes, Loyettes, Blyes, Saint-Romaine-de-Jalionas, Leyrieu, Annoisin-Chatelans ou Saint-Baudille-de-la-Tour.

PPI centrale du Bugey
PPI centrale du Bugey

Selon le type et la gravité d'un éventuel accident nucléaire, plusieurs réponses peuvent être envisagées. Dans un premier temps, il s'agit de mettre à l'abri les populations du périmètre de deux kilomètres. Ensuite, l'évacuation de celles du périmètre de cinq kilomètres. Puis l'extension ou la levée de ces mesures sur le périmètre restant de vingt kilomètres, voire au-delà si besoin.

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14 commentaires
  1. Abolition_de_la_monnaie - 31 juillet 2019

    Amusante cette carte... quand on connaît l'étendue des contaminations lors des accidents nucléaires, et que là on constate que Lyon à 40km à vol d'oiseau, n'est pas sur la carte...
    Lorsque l'accident existera et qu'il faudra trouver des responsables, qui sera responsable ?

  2. vieux caladois - 31 juillet 2019

    je croyais que les fameuses pastilles de sel suffisaient...

  3. Galapiat - 1 août 2019

    Étude menée pat "l'institut biosphère de Genève" !! les Suisses dont on connait la position face à notre centrale. On les entend peu voir pas du tout face à leurs autres voisins du Nord et la pollution engendrée par la combustion de lignite, dans ce cas ce n'est pas une éventualité, mais du domaine du quotidien . Pour ceux qui auraient la solution pour remplacer la centrale par une production fiable , continue, indépendante du vent, du soleil faites le nous savoir mais épargner nous les gadgets type éolien ou solaire ; Bugey c'est 4 fois 900Mégawatts !!!!!!!!!!!!

  4. Galapiat - 1 août 2019

    La multiplication des moyens de communications,la tendance voitures électriques rend aujourd'hui impossible la réduction annoncée à grand cris de notre production nucléaire.Imaginons un seul instant le grand "noir" électrique; Hôpitaux, ascenseurs bloqués, échanges financiers, communications, trains, avions , etc, etc , tout dépend de notre chère, trop chère électricité, mais il ne faut surtout pas priver les anti de s'exprimer ça leur fait tant de bien.

    1. vieux caladois - 1 août 2019

      et pourtant des rêveurs promettent des solutions alternatives qui ne seront jamais suffisantes, elles peuvent apporter un petit complément pais peu...on peut imaginer un monde où dans chaque maison il y aura un vélo pour fournir de l'électricité ; quant à se passer de cette énergie c'est absolument impossible

      1. Abolition_de_la_monnaie - 1 août 2019

        Pourquoi agissez-vous comme des extrémistes ?
        La question n'est pas "faut-il utiliser de l'électricité ou pas ?", la question est : "notre production et consommation d'électricité sont-elles soutenables ?"
        .
        Produire de l'électricité et faire des déchets qui durent plus de 10 000 ans (nucléaire) et dont on ne peut absolument pas garantir la sécurité sur tout ce temps, c'est de l'empoisonnement de générations futures. Et pour l'empoisonnement bien présent, il suffit de voir les fuites régulières et les explosions de centrales dans le monde.
        .
        Mais on sait très bien que remplacer la prod nucléaire par du "respectueux de l'environnement" (ou moins nocif) est impossible en maintenant la conso et l'utilisation actuelle.
        Donc,
        - on supprime le chauffage électrique et on aménage en "passifs" logements et lieux de travail.
        - On supprime la publicité qui représente 35%(minimum) du trafic web mondial.
        - On supprime tous les éclairages publicitaires et la pollution lumineuse.
        - On arrête de construire des villes qui obligent aux déplacements pendulaires.
        .
        Mais ces mesures sont-elles compatibles avec un système monétaire qui oblige à toujours avoir de la "croissance" pour rembourser les dettes ? Non.
        Donc il faut passer également à un système postmonétaire. Sinon on reste piégés.
        .
        Et si certains aiment pédaler en faisant du surplace dans les salles de gym, autant que ça produise de l'électricité ! 😉

  5. vieux caladois - 1 août 2019

    il ne faut pas faire attention aux délires obsessionnels de l'abolition car l'énergie ne lui pose pas de problème : il attache son âne à un arbre, le nourrit avec une botte de foin, s'éclaire à la bougie, se lave dans une mare, est ravitaillé par les corbeaux...on se demande même par quel miracle il peut avoir un ordinateur !

    1. Abolition_de_la_monnaie - 1 août 2019

      Vous confirmez par votre commentaire hautement intelligent, que vous êtes un extrémiste :
      avec vous, c'est "tout" ou "rien".
      Ben non, et il va falloir changer notre mode de vie car il n'est pas soutenable (voir "journée du dépassement").

  6. Bernard Girard - 1 août 2019

    Si j'en crois l'ancien humoriste et chansonnier Jean Amadou, ces centrales sont beaucoup moins dangereuses qu'on pourrait croire, et les mesures de protection à prendre assez légères :
    Il avait lu dans une brochure du Commissariat à l'Energie Atomique qu'en cas d'accident nucléaire, il fallait "mettre ses vêtements dans des sacs en plastique". C'est donc assez simple. 🙂

    1. vieux caladois - 1 août 2019

      et aussi croquer des pastilles d'iode...remis le 3 juin au gout du jour : Si vous vivez dans un rayon de 20km autour d'une centrale nucléaire français vous allez prochainement devoir vous munir de pastilles d'iodes. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé ce lundi que 2,2 millions de riverains supplémentaires des centrales nucléaires françaises vont recevoir des comprimés et des informations sur la conduite à tenir en cas d'accident. Le Plan particulier d'intervention (PPI) a en effet été étendu à 20km autour des centrales, contre 10 auparavant. (info site Capital)

  7. Gilles B - 1 août 2019

    A Tchernobyl, la zone d'exclusion était de 30km.
    A Fukushima, elle a été portée de 20 à 30km, qq jours après l'explosion. Les Américains ont évacué leurs ressortissants à 80km de distance.
    A vol d'oiseau, la centrale est à 30km du périphérique Est, donc de la limite Est de Villeurbanne. La presqu'île est à 34km.
    Le Rhône qui refroidit la centrale et transporterait des produits radioactifs traverse Lyon, Vienne, Valence, Avignon, Arles. A Fukushima, 700.000 m3 d'eau contaminée ont été rejetés dans l'océan faute de capacité de stockage.

  8. Galapiat - 1 août 2019

    Tchernobyl c'est l'incurie du régime en place , centrale sans confinement, personnel peu ou pas formé, Fukushima c'est la construction, l'exploitation, confiés au privé, un système de refroidissement construit sous le niveau de submersion.des protections raz de maréee de 8 m quand il était demandé 15.

    1. Abolition_de_la_monnaie - 1 août 2019

      C'est connu :
      lorsque le problème est chez les américains, c'est à cause de la rentabilité,
      lorsque le problème est chez les russes, c'est parce que les russes sont des nuls qui n'y connaissent rien,
      lorsque le problème est chez les japonais à la pointe de toutes les technologies, c'est la faute du raz de marée.
      Sous entendu, il n'y aura jamais de problème majeur (car des problèmes graves qui ont failli dégénérer, on en a déjà connu en France), parce que les Français, y sont plus beaux et plus intelligents !
      .
      Grand jeu : en France, lorsque ça va se produire, on trouvera qu'elle excuse ?
      Le plat de cassoulet allait refroidir ? :o)

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