Burger King

Burger King : boudé par les Lyonnais, déception gustative

Enfin ! Le Burger King de la Confluence à Lyon vient d’ouvrir ses portes ce jeudi 4 décembre, pile à l’heure pour ne pas rater la Fête des lumières. Au-delà du buzz, nous sommes allés goûter le célèbre Whopper, tellement attendu qu’il en est décevant.

Burger King ()

Burger King fait partie de ces marques mythiques qui n’ont pas besoin de faire de publicité pour être connues. Après avoir quitté la France en 1997, le “roi du hamburger” a fait son retour dans l’Hexagone fin 2012. Depuis deux ans, la scène est la même à chaque ouverture de restaurant : une longue file d’attente se forme, obligeant parfois les clients à attendre une heure pour être servis, voire plus. On pensait que la situation serait identique à Lyon ce jeudi 4 décembre : il n’en fut rien.

Pas d’engouement lyonnais

Ce jeudi midi, il n’y a pas eu de longue file d’attente devant le Burger King de la Confluence. Le quartier est-il définitivement trop excentré et mal desservi pour attirer les amateurs de fast-food ? À moins que les habitants de la capitale mondiale de la gastronomie n’aient préféré bouder ce qui reste après tout une chaîne de restauration rapide. La clientèle qui peuple le Burger King est essentiellement composée de jeunes gens, entre 15 et 35 ans, qui souvent n’ont pas connu le Whopper quand il était encore vendu en France. Le manque d’engouement lyonnais a cependant du bon pour ceux qui craignaient de faire la queue : il aura fallu moins de dix minutes pour être servi. On est très loin de l’heure d’attente que certains ont subie à Paris. À voir comment tout cela évolue durant les prochains jours, puisqu’il s’agissait d’un lancement en milieu de semaine. Ce week-end, le restaurant risque d’être pris d’assaut.

Burger King ()

Déception gustative

Du côté des hamburgers, ce n’est pas non plus le nirvana. Le Whopper servi est fade, limite monogoût. Le célèbre fumet des sandwichs de la marque semble bien loin, à croire que l’on a fantasmé pendant quatorze ans sur de faux souvenirs et que la madeleine de Proust n’a pas été au rendez-vous. La qualité de la viande est identique à celle que l’on trouve chez McDonald’s ou Quick, rien de transcendant. On croque alors une bouchée dans le hamburger Steakhouse, le bacon et les oignons frits apportent un peu plus de complexité. Le tout serait presque bon si, là encore, la viande n’était pas aussi fade. On passera sur les frites, bien trop grasses pour être plaisantes.

Côté tarifs, Burger King reste cher pour ce qu’il propose. Le menu avec un Whopper (bacon et fromage), des frites et une grande boisson est à 8,10 euros. Les sandwichs sont vendus autour de 5 euros l’unité.

Au fil du temps, Burger King s’est imposé comme une marque quasi inaccessible pour les Français, synonyme de voyage à l’étranger ou de lointain fantôme que l’on aurait goûté jadis. Le voilà enfin à Lyon. Le temps a fait son effet, l’attente aussi, ce premier rendez-vous gustatif avec Burger King était juste décevant.

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8 commentaires
  1. Loufoque - 4 décembre 2014

    Il y a quelque chose de vraiment étrange, presque drôle, à lire une critique gastronomique d'un fast food. 'Monogoût' résume très bien ce qu'on peut attendre de ce qui n'est qu'une chaîne de fast food, loin de la mythification ridicule à laquelle elle a eu droit. Il est donc tout à l'honneur des Lyonnais de ne pas avoir joué les veaux à faire la queue devant Burger King. Et surtout il y a assez de bons restaurants de burgers un peu partout dans Lyon pour faire les fines bouches devant BK !

  2. croixrousse - 4 décembre 2014

    Tout a fait d'accord avec Loufoque. Il faut se réjouir que le Lyonnais soit moins bête que le Parisien ! Marre des 'merdes' Américaines qui nous envahissent. Merde culinaire, téléphone, jeux violent et autres gadgets pour dégénérer. Il faut croire que nous sommes sauver par notre éducation du gout. Il est bon de rappeler que la ville qui a vu naître le cinéma ne se fera pas piquer cette fois sa cuisine par cette Amérique irrespectueuse des autres pays, chacun sa merde !

  3. Vesper - 4 décembre 2014

    Gadgets pour dégénérés... Jeux violents.... Pas besoin de vous sauver Croix-Rousse, vous êtes un bon français qui ne sait juste pas écrire correctement

  4. capitaine papy - 5 décembre 2014

    Comment peut-on, à Lyon capitale de la gastronomie, accepter ce qu'il y a de plus médiocre en terme culinaire et honorer un concept marketing sous prétexte qu'il représente l'image Américaine! J'espère qu'à Lyon notre jeunesse saura bouder ces daubes de commerces qui font la honte de la bonne bouffe. A 8 euros ont trouve nettement mieux chez nos restaurateurs de quartier!

  5. croixrousse - 5 décembre 2014

    Cher Vesper, désolé de vous avoir 'froisser' avec mon Français sans doute approximatif mais que voulez vous quand on est au boulot depuis l'age de 14 ans! Avant d'être un 'bon Français' je suis avant tout un père et quand je vois ce gosse de 17 ans à Marseille assassiné 3 personnes âgées suite à une éducation sur des jeux,c'est prouver!Et bien oui l'Amérique nous envoie de la merde! Bouffe,jeux,armes et cette façon de faire du fric sur la violence!Etre un bon père avant un bon Français!

  6. potdeterre/potdefer - 5 décembre 2014

    nè à lyon il y a 67 ans j'ai connu, les meilleurs bouchons lyonnais, simples généreux accueillants, pas chers, ouvriers , commerçants artisans, cols blancs, tous le monde se côtoyais ! il y avait du travail pour tous et tous travaillaient et se respectaient! il ni a plus rien de vrai, tout est fichu , les politiciens de tout bord , en sont les fautifs! la confluence ? de la poudre aux yeux ! les contribuables payent la mégalomanie des politiciens caviars! dans quelle société nous vivons ?

  7. potdeterre/potdefer - 5 décembre 2014

    grande rue de la Guillotière, il y avait la Friterie MARTI , où les frites, les beignets, la morue frite , etc. étaient du vrai du réel du bon , avec les tenanciers , la serveuse qui montait les plats à l'étage , ce n'était pas du fast food ? comme dit un certain chroniqueur aujourd'hui c'est de la merde à 8 euros qu'on fait bouffer aux jeunes !

  8. Peter53 - 21 décembre 2014

    Et en plus, pour le prix, 26 euros pour 2, on vous oublie la moitié de la commande : pas de frites dans les menus à emporter. Et vu la foule, pas moyen de revenir pour réclamer. Donc à oublier pour le moment et a retester qd ils auront formé leurs équipiers. Pour le prix autant faire travailler les restos de Burger locaux, Ouest Express ou Big Fernand, voire Bieh, qui font largement mieux et plus sympa.

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