Après Lyon, Villeurbanne envisage de passer en "Ville 30"

Le concept de "Ville 30", qui consiste à abaisser la vitesse de 50 à 30 km/h dans une ville, n’en finit plus de faire des petits dans la Métropole de Lyon. Après Oullins, Poleymieux-au-Mont-d’Or ou encore Lyon, le 30 mars prochain, la 2e plus grande ville du Grand Lyon planche sur la question. 

Présentée comme l’une des mesures phares de la Métropole de Lyon pour réduire l’accidentologie, la Ville 30 séduit de plus en plus de municipalités parmi les communes de la collectivité. Après Oullins en juillet 2019, Poleymieux-au-Mont-d'Or, en début d'année 2021, ou encore Fontaines-Saint-Martin au début de l’été et prochainement la Mulatière, le maire de Lyon a annoncé fin octobre que sa ville sautera le pas le 30 mars 2022. 

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En parcourant les près de 100 pages du plan de transition écologique de la Ville de Villeurbanne pour le mandat, dévoilé lundi 15 novembre, un passage du volet mobilité a retenu notre attention. Au milieu de la piétonnisation d’une partie du quartier des Gratte-Ciel, ou du développement de la pratique du vélo, l’expression "Ville 30" fait son apparition. 

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"Passer en mode « Ville apaisée »"

La municipalité dirigée par Cédric Van Styvendael évoque un "changement de paradigme" pour "passer en mode « Ville apaisée » (ou « Ville 30 »). Déployer une limitation à 30 km/h sur toute la ville, sauf sur des axes structurants où une limite de 50 km/h sera maintenue de façon exceptionnelle". Une mesure qui s'inscrit donc dans le plan de la Ville visant à faire baisser les émissions de gaz à effet de serre 20 % sur la commune, d'ici 2026. Néanmoins, pour le moment, les équipes du maire socialiste n’ont pas dévoilé de calendrier, ni dans quelle mesure la "Ville 30" serait déployée sur le territoire de la 2e plus grande ville du Grand Lyon. 


"Déployer une limitation à 30 km/h sur toute la ville, sauf sur des axes structurants où une limite de 50 km/h sera maintenue de façon exceptionnelle"


Pour rappel, "La ville 30, c'est inverser la logique. Se dire, 30km/h, c'est la base en ville. Et quelques axes, des grands axes, sélectionnés qui restent à 50 km/h. Ce n'est pas comme une zone 30 où on définit une petite zone où la limitation de vitesse est à 30km/h. La logique est inversée", résumait à Lyon Capitale il y a quelques semaines Valentin Lungenstrass, adjoint au maire de Lyon aux mobilités, à la logistique urbaine et aux espaces publics. 

Objectif de la Métropole : que 2/3 des habitants résident sur une commune à 30km/h d'ici 2026

Pour Fabien Bagnon, le vice-président de la Métropole en charge de la voirie et des mobilités actives, la "Ville 30" est "un des outils pour répondre à la demande des habitants d’apaiser la voirie". L’élu nous expliquait en juillet que "ce n’est pas le seul dispositif, mais c’est celui qui permet d’aller le plus vite et d’obtenir l’apaisement", tout en redonnant la priorité aux piétons qui est aujourd’hui "très très peu respectée", selon Fabien Bagnon. 

D’ici la fin de son mandat, la Métropole écologiste "aimerait bien que les 2/3 des habitants de la métropole résident sur une commune à 30 km/h". Après Lyon et ses 500 000 habitants, le passage d’une ville comme Villeurbanne, qui abrite 150 000 personnes sur les 1 400 000 du territoire métropolitain, devrait aider la collectivité à remplir cet objectif sans trop de difficulté. 

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