La salle du conseil de la métropole © Lyon Capitale

Cacophonie à la Métropole de Lyon, débats houleux après une proposition controversée de Bruno Bernard sur le futur Sytral

Les débats ont été vifs, et le mot est faible, mardi au conseil de la Métropole de Lyon. Une délibération défendue par Bruno Bernard, le président de la Métropole et du Sytral, a mis le feu aux poudres : la désignation des représentants de la Métropole dans le futur super Sytral. La délibération de la discorde pour toute l'opposition qui se dit "bâillonnée". Récit.

Le débat va continuer. Et continuer de faire polémique. La matinée de mardi a été électrique, encore, à la Métropole de Lyon ce 14 décembre. Où majorité (84 élus écologistes, socialistes, communistes, insoumis) et opposition (66 élus) se comprennent de moins en moins. Mais que des élus de bords politiques différents ne soient pas du même avis sur certains dossiers, sur certaines visions, c'est la vie démocratique, c'est habituel. C'est normal. Mais à la Métropole de Lyon, depuis plusieurs semaines, c'est la gouvernance de l'écologiste Bruno Bernard, élu à la tête de la Métropole de Lyon en juillet 2020, qui est directement visée. Et complètement remise en cause par l'opposition.

Les élus de droite (31 élus), les amis de Gérard Collomb (11 élus), ceux de David Kimelfeld (12 élus), ceux de Synergies (10 élus), ne sont pas d'accord sur tout. Loin de là. Mais ils se rejoignent, complètement, dans leur sévère critique de la gouvernance de Bruno Bernard, le président de la Métropole de Lyon et du Sytral.

Le Sytral va devenir l'AOMTL et gérer l'ensemble des transports dans le Rhône

C'est justement une délibération sur le Sytral, où plutôt sur le futur Sytral, qui a mis le feu aux poudres mardi lors du conseil de la Métropole de Lyon. Pour résumé, à partir du 1er janvier 2022, le Sytral (le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise), l'autorité qui pilote et gère les transports dans la Métropole de Lyon (bus, trams, métros, et peut-être bientôt téléphérique) va devenir AOMTL (Autorité organisatrice des mobilités et des territoires lyonnais), un établissement public qui gérera l'ensemble des transports de 13 collectivités ou communautés de communes de l'ensemble du département du Rhône. Un super Sytral en somme. Un Sytral en très grand. Un mastodonte Sytral qui investit déjà 2,55 milliards d'euros sur le mandat 2020-2026.

Le président de la Métropole de Lyon, également celui du Sytral, Bruno Bernard, deviendra le président de l'AOMTL, qui va donc se substituer au Sytral. Mais ce qui a fait débat, ce qui a déclenché l'ire - et le mot est faible - de tous les élus de l'opposition, c'est une délibération défendue par Bruno Bernard pour désigner les représentants de la Métropole dans cette future AOMTL.

Bruno Bernard voulait que l'opposition ait 4 sièges... contre 7 jusqu'à présent

Actuellement, au Sytral, il y a 31 élus. 23 élus sont issus de la Métropole de Lyon, 4 élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes et 4 élus représentant les communautés d'agglomération et communes adhérentes. Sur les 23 élus issus de la Métropole de Lyon, 16 sont de la majorité (dont 12 écologistes) et 7 de l'opposition (4 élus de droite, 1 élue du groupe de Gérard Collomb, 1 élu du groupe de David Kimelfeld, et 1 élu Synergies).

Dans la nouvelle AOMTL, la Métropole de Lyon aura 24 sièges sur 38. Mais 1 siège n'est pas égal à 1 voix. C'est en fonction de la population. Ainsi, la Métropole, avec 24 sièges, aura 71 voix en tout (23 sièges valent 3 voix et 1 siège valant 2 voix). 71 voix sur 98 en tout, les autres sièges étant pour la région Auvergne-Rhône-Alpes et les différentes communautés de communes.

Et donc la proposition de désignation des nouveaux représentants de la Métropole de Lyon dans le nouveau Sytral a déclenché les vives critiques de l'opposition. "Bruno Bernard veut bâillonner l'opposition", expliquent de concert les quatre groupes d'opposition (rassemblement de la droite et du centre, progressistes et républicains, inventer la Métropole de demain, Synergies). Bruno Bernard a proposé au vote une délibération avec donc 24 sièges pour la Métropole et 4 seulement pour l'opposition (1 par groupe d'opposition), contre.. 7 auparavant.


"Nous ne nous laisserons pas piétiner"

Max Vincent, maire de Limonest, du groupe Synergies


"Une proposition indigne et irrecevable. Elle méprise les équilibres politiques.  Nous ne demandons pas l’aumône. Nous ne nous laisserons pas piétiner. Nous sommes stupéfaits par cette volonté de bâillonner l’opposition", s'est époumoné Max Vincent, l''élu au Sytral du groupe Synergies, maire de Limonest. "Nous ne participerons pas au vote pour ne pas cautionner vos agissements anti-démocratiques", a-t-il ajouté.

David Kimelfeld ancien président de la métropole de Lyon © Tim Douet

Ancien président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld (ex-socialiste et ex-marcheur), a raillé son successeur à la tête de l'instance aux pouvoirs élargis : "Nous ne faisons pas l'aumône, nous demandons une juste représentation de l'opposition. Car notre demande est assez simple, appliquer la proportionnelle pour le Sytral et même en réalité une proportionnelle dégradée. Nous ne demandons pas les 11 sièges mais seulement les 7 que vous nous aviez accordés au début du mandat". Les équilibres actuellement à la Métropole de Lyon, avec 150 élus, est de 84 élus de la majorité (56 %) et de 66 élus pour l'opposition (44 %). Au Sytral, l'équilibre actuel est de 70 % pour la majorité (16 élus) et de 30 % pour l'opposition (7 élus).

A l'envi, pendant toute la délibération, les élus de l'opposition ont crié "7" pour réclamer 7 sièges. Bruno Bernard leur en proposait 4. Pas de négociation possible. Les élus de l'opposition ont alors refusé de prendre part au vote. Pire, de siéger dans ce futur Sytral. C'était 7 ou rien. "L'entre soi est mortifère, je ne pensais pas que vous en seriez l'artisan. Il ne s'agit pas d'une défiance vis à vis de l'institution mais bel et bien d'une forte et inédite défiance vis à vis de votre présidence et de votre gouvernance", a assommé Kimelfeld, devant certains élus de la majorité et donc de gauche bien mal à l'aise.


"Vous voulez gouverner tout seul, votre attitude dictatoriale se confirme"

Philippe Cochet, maire de Caluire, président du groupe de droite à la Métropole


Mais c'est la droite qui avait le plus à perdre avec cette délibération. De 4 élus au Sytral, Bruno Bernard leur propose qu'un seul élu de leur groupe politique siège au nouveau Sytral, l'AOMTL. Alors Philippe Cochet, le maire de Caluire, président du groupe de droite, qui avait qualifié lundi Bruno Bernard de "dictateur", a repris la parole. "En 2020, nous avions accepté cette proposition de 7 sièges vous laissant ainsi la possibilité de désigner 3 élus écologistes supplémentaires par rapport au poids de ce groupe au sein de cette assemblée. Mais perdre encore trois élus d'oppositions, ce n'est clairement pas possible. C'est se moquer des grands lyonnais. Vous voulez gouverner tout seul. Votre attitude dictatoriale se confirme", a martelé Cochet. "Nous ne resterons pas inactif si vous persistez dans votre faute politique, je répète une faute politique. Mais quel est donc le problème que vous avez avec l'opposition au Sytral ? Est-elle bornée ? Fait-elle de l'obstruction permanente ? Rien de tout cela. Nous faisons preuve d'une attitude constructive", a ajouté Cochet.

Lire aussi : Métropole de Lyon : Philippe Cochet accuse Bruno Bernard d’être un "dictateur" en plein conseil 

Cochet a aussi pris à partie les autres membres de la majorité de Bruno Bernard, les socialistes, les communistes, les insoumis. "Jusqu’où allez vous accepter l’inacceptable ?", les interpelle-t-il. "Aux Etats-Unis, on dirait tout simplement "shame on you (honte à vous). Si votre position n'évolue pas, notre groupe ne participera pas à cette désignation et à cette mascarade", conclut, pour cette fois, le maire de Caluire.

Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon © Antoine Merlet

Mais Bruno Bernard n'a entrouvert aucune porte. Inflexible, il n'a pas modifié d'un iota sa délibération. "Je regrette cette absence de candidature des groupes d'opposition", souligne alors Bernard. Les élus d'opposition quittent la salle et Bruno Bernard suspend la séance. Dans une ambiance électrique. "Je ne comprends pas pourquoi Bruno Bernard agit comme ça. Je suis au Sytral depuis 1995, avec des présidents de droite, de gauche, de centre, on a toujours travaillé au-delà des clivages politiques au Sytral. C'est une posture politicienne qui me navre. Je ne comprends pas pourquoi il fait ça. C'est incompréhensible. C'est donner une consistance de politique politicienne à un organe qui doit être au-dessus de la politique, qui doit concerner uniquement la mobilité pour tous", se désole Michèle Vullien, élue au Sytral pour le groupe Inventer la Métropole de demain, celui de Gérard Collomb.


"Si je dois quitter le Sytral, je le quitte la mort dans l'âme"

Michèle Vullien, ancienne maire de Dardilly, élue du groupe Inventer la Métropole de demain


"Pourquoi le président d'un seul coup fait ce clivage ? Ca me dépasse. Ca me navre. Il faut qu'il change d'avis, il n'a pas d'autres solutions. Il passe vraiment pour quelqu'un de rétrograde. Si je dois quitter le Sytral, je le quitte la mort dans l'âme", ajoute Michèle Vullien, ancienne maire de Dardilly.

La séance reprend, 13 minutes plus tard. "7' crient en coeur les élus d'opposition pendant que Bernard, à nouveau, propose sa délibération. "Si dans les mois qui viennent, il y a un changement d'avis, je suis prêt l'année prochaine à remettre aux voix une proposition", déclare-t-il sous la bronca de l'opposition.  "Je regrette le boycott de l'opposition", ajoute le président de la Métropole de Lyon. "Vous ne mesurez pas l'incidence que tout cela va avoir. Le mépris peut avoir une limite. Ce mardi, il n'y a aucune limite avec vous", vilipende Philippe Cochet, plus offensif que jamais. "Vous nous mettez sur la touche", peste Marc Grivel, le président du groupe Synergies, ancien maire de Saint-Cyr-au-Mont-d'or. Le vote est lancé... et l'opposition requitte la salle. Au final, 81 votants votent POUR. 2 s'abstiennent. Les élus d'opposition sont absents.

Des crispations y compris dans la majorité de Bruno Bernard

Cette décision de Bruno Bernard pourrait laisser des traces. Même au sein de sa majorité. Une majorité qui est apparue bien mal à l'aise. Comme souvent depuis le début de sa carrière politique, Nathalie Perrin-Gilbert n'a pas mâché ses mots. L'élue de la Métropole en commun, adjointe à la culture à la ville de Lyon actuellement et ancienne maire du 1er arrondissement de Lyon, fait partie de la majorité de Bruno Bernard. "Je pense que dans notre majorité, je fais partie des anciennes. Je n'ai rarement vu ce type de séance. J'ai rarement assisté à une telle mascarade. Je vous le dit avec mes mots, je le pense. Je le regrette pour le fonctionnement démocratique de notre assemblée. Je n'ai pas pris part au vote car je considère que les conditions n'étaient pas réunies pour que nous puissions voter sereinement", a lâché Perrin-Gilbert devant l'assemblée après le vote sans l'opposition dans la salle. "Je m'associe à vos mots sur la mascarade provoquée par l'opposition", a rétorqué Bernard. Mais pas sûr que les deux élus de la même majorité parlaient de la même mascarade... "Vous lui demanderez, explique Bruno Bernard lorsque nous lui posons la question, après, sur l'interpellation de Nathalie Perrin-Gilbert. Je ne suis pas porte-parole de Nathalie Perrin-Gilbert. Et je pense que personne ne peut l'être".

Nathalie Perrin-Gilbert © Tim Douet

Dans les couloirs du Grand Lyon, entre deux suspensions de séance, entre deux "sorties" de l'opposition, ça bruisse de toute part. Nous interpellons Nathalie Perrin-Gilbert, qui ne souhaite pas en dire plus. "J'ai dit ce que j'avais à dire, sourit celle qui n'a jamais eu la langue dans sa poche, y compris pour exprimer ses désaccords au sein des majorités auxquelles elle appartenait. "On attend une amélioration des conditions du dialogue. J'ai juste ça à dire", souffle-t-elle toutefois.

Hélène Geoffroy, la maire socialiste de Vaulx-en-Velin, a été directement visée par des attaques de Philippe Cochet. Ce dernier se demande comment le PS peut-il accepter cela. "La proposition qui est faite, c'est que tous les groupes d'opposition puissent siéger au sein de cette nouvelle AOMTL alors qu'il n'y a pas d'obligation légale. Ce qui est proposé, c'est qu'il faut l'expression de chacun, chaque groupe étant représenté. La région n'a envoyé que des élus de la majorité au Sytral actuel, la région ne nous a pas proposé nous les socialistes de siéger au Sytral", explique-t-elle à Lyon Capitale. "Ce que je souhaite, c'est l'apaisement et c'est que les groupes d'opposition siègent dans cette autorité-là. C'est important qu'on ait leurs voix au moment où on va définir les politiques de mobilité les plus importantes", ajoute Hélène Geoffroy, également vice-présidente de la Métropole de Lyon.


"Je ne peux pas prendre le risque qu'on soit bloqués"

Bruno Bernard, le président du Sytral


Après la matinée mouvementée, Bruno Bernard revient sur la délibération de la discorde. Dans son bureau, au siège de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard explique : "Je regrette vivement que les groupes d'opposition, une nouvelle fois, cherchent la polémique, et refusent de siéger dans la nouvelle assemblée, refusent de siéger pour évoquer des dossiers qui concernent près de 2 millions d'habitants".

Mais pourquoi, pourquoi ce choix de passer de 7 à 4 élus d'opposition dans la nouvelle instance ? Une peur d'être mis en minorité dans la futur assemblée ? "On ne pouvait pas laisser la même place à l'opposition car il aurait suffit que ces 7 représentants des 4 groupes d'opposition votent ensemble contre nous, et que sur les 12 collectivités autres, 1 vote avec eux pour qu'on soit bloqués. Moi, la responsabilité que j'ai, au Sytral, c'est d'avancer. Je ne peux pas prendre ce risque, surtout vu le comportement de l'opposition aujourd'hui", argumente Bernard. "Néanmoins, je souhaite que l'opposition soit présente. Un poste était proposé à chaque groupe, pour que tout le monde ait accès à l'information et s'exprime sur tous les dossiers. Ma main reste tendue. Et je suis prêt l'année prochaine (en 2022), s'ils reviennent avec des propositions plus raisonnables, à refaire un vote pour intégrer des représentants de ces groupes", ajoute le président de la Métropole de Lyon et du Sytral

Des propositions plus raisonnables, c'est quoi ? 4 postes, sinon rien ? "On n'est pas là pour négocier, on est là pour avancer. C'est assez fou que l'opposition refuse de participer aux débats au Sytral", martèle Bernard. Mais lui, s'il avait été dans l'opposition, aurait-il accepté une telle délibération ? "J'aurais été mécontent mais j'aurais pris le poste quand même. Pour les 3 autres groupes (hors celui de droite), ils avaient un siège, on leur propose un siège et ils font le choix de ne pas le prendre. Je le regrette. Je l'ai expliqué à deux de leurs représentants (Michèle Vuillien et Christophe Quiniou) dès le mois de septembre (2021), qu'il fallait trouver une solution intermédiaire. Je l'ai redit aux quatre présidents de groupe lundi dernier (le 6 décembre). Pour eux, c'était 7 sièges ou rien. Je refais la proposition aujourd'hui à 4, ils refusent. Je le regrette". Aucun membre des 4 groupe d'opposition ne siégera donc dans le futur Sytral, dès le 1er janvier 2022.


"Bruno Bernard écorne son image"

David Kimelfeld, ancien président de la Métropole de Lyon


Ancien président de la Métropole, fin connaisseur des arcanes de la vie grand-lyonnaise, David Kimelfeld revient pour Lyon Capitale sur ce vote mouvementé - ou ce non-vote pour certains. "D'une proportionnelle où l'opposition aurait le droit à entre 9 et 11 sièges, on nous dit qu'on ne va même pas récupérer les 7 sièges que nous avions. On va vous en proposer 4. C'est totalement scandaleux. On ne pouvait pas accepté d'être humilié ainsi", explique Kimelfeld. "Bruno Bernard exclut l'opposition. Bruno Bernard écorne son image. Il avait l'occasion de prendre de la hauteur, d'endosser son costume de président de la Métropole. Il fait un petit calcul politicien plus digne d'une AG de EELV que d'un conseil d'administration du Sytral".

Entre les deux tours des élections métropolitaines, en 2020, Kimelfeld et Bernard étaient alors passés près d'un accord politique. Les discussions avaient été proches d'aboutir. Qu'il semble loin le temps où les deux élus étaient proches d'une alliance. "Je le dis aux écologistes, certains dans cette Métropole de Lyon nous disent qu'ils sont fiers d'être d'abord des militants avant d'être des élus, donc ils devraient soutenir la proportionnelle jusqu'au bout, même quand ça les dérange. Ils ont eu beaucoup de discours sur la démocratie et en réalité ils ne respectent que ceux qui pensent uniquement comme eux", s'insurge Kimelfeld, qui pose désormais aux côtés de la droite pour de nombreuses revendications. "Je ne souscris pas aux propos de Philippe Cochet sur la dictature. Je lui ai dit. Les mots ont eu importance. Autant on peut traiter Bruno Bernard d'autocrate, mais pas de dictateur. Je ne suis pas d'accord sur des tas de sujets avec la droite mais la droite a aussi le droit d'être représentée".

La suite du mandat de Bernard, à la Métropole, s'annonce électrique. "Au-delà de l'opposition, vous verrez qu'au bout du compte, il va exclure les groupes de sa majorité. Quand vous regardez la liste adoptée (pour le futur Sytral), il y a 49 voix pour les écologistes (sur les 98), il envoie un signe aux autres groupes de sa majorité qu'ils ne pèsent pas dans la majorité car il pourra s'exonérer de tout accord, même dans la majorité. C'est une double claque. C'est une claque pour l'opposition, une claque aussi pour sa majorité. En politique, quand dans une assemblée vous n'avez plus d'opposition, c'est dans votre propre majorité que se créé l'opposition. C'est ce qui va se dérouler sous ses yeux au Sytral", anticipe Kimelfeld. Au futur Sytral, de très gros dossiers doivent être soumis au vote début 2022. Comme le choix, ou pas, d'une nouvelle ligne de métro, comme le choix, ou pas, d'une ligne de téléphérique entre Francheville et Lyon. Sans élus d'oppositions, donc. Le débat - et les controverses - ne font que commencer.

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