L’affaire a été jugée au tribunal administratif de Lyon. @WilliamPham

Affaire "Lyon en colère" contre ville de Lyon et Etat : appel probable des collectifs citoyens

Les 500 plaignants de "Lyon en colère" et "Presqu'Ile en colère" vont "probablement" faire appel des décisions du tribunal administratif de Lyon. Ils regrettent le constat d'impuissance des responsables politiques.

"Nous pensons que ces jugements alimenteront les doutes des riverains sur la capacité des autorités à répondre efficacement au mal qui ronge la société."

Au lendemain des décisions du tribunal administratif de Lyon se déclarant incompétent sur les recours formés par "Lyon en colère" et "Presqu'ile en colère", en raison de nuisances liées aux rodéos motorisés et actes d’incivilités à Lyon et Villeurbanne, l'avocat des collectifs de riverains et de commerçants a répondu par voie de presse.


"Ce ne sera pas faute d’avoir alerté les responsables, toute étiquette politique confondue."
Me Edouard Raffin, avocat des collectifs


"Ce ne sera pas faute d’avoir alerté les responsables, toute étiquette politique confondue, depuis trois ans. On nous répond que le maire n’est pas compétent, pourtant il agit. On nous répond que le préfet réagit alors que les désordres empirent. Ce constat d’impuissance nourrit une colère légitime qui peut céder, malheureusement, aux sirènes de candidats extrêmes aux propositions simplistes et clivantes, voire aux propos déshonorants dans une période électorale de première importance. Nous le déplorons vivement."

Me Edouard Raffin souligne que sans cette action collective de 500 plaignants, le préfet n'aurait "sans doute pas mené d'opérations supplémentaires en 2020 et 2021 et plus particulièrement monté l’opération coup de filet à Guillotière le 16 novembre 2021 ou interpeller des "daltons" après leurs deux rodéos en Presqu’île."


"Sans les efforts des riverains (...) Gérald Darmanin n'aurait peut-être pas envoyé 300 agents de police."
Me Edouard Raffin, avocat des collectifs


L'avocat ajoute, en conclusion de son communiqué, que "sans les efforts des riverains, qui ont su garder leur calme et une détermination sans faille depuis 2019, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, n’aurait peut-être pas pris l’engagement, pendant notre procédure, d’envoyer 300 agents de police nationale supplémentaires sur trois ans dans l’agglomération (dont +100 agents en décembre)."

Les requérants ont un délai de deux mois pour faire appel du jugement du tribunal administratif.

Lire aussi : "Les Lyonnais méritent mieux que le spectacle lamentable dans les rues"Edouard Raffin, avocat de Lyon en colère et Presqu'Ile en colère

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