Tableau en croix demandeurs d'emplois éloignés de l'emploi (2016)
© Insee

Région : en 6 ans, 56 % de demandeurs d’emploi éloignés supplémentaires

Le chiffre de demandeurs d’emploi augmente, et parallèlement, celui des demandeurs d’emploi éloignés de l’emploi (code D3E pour pôle emploi) aussi. Une problématique que décrypte l’Insee Auvergne-Rhône-Alpes dans une étude faite sur l’année 2016.

Pôle Emploi ()

©PHILIPPE HUGUEN / AFP

Cinq communes très exposées, Lyon dans la moyenne

Montluçon, Thiers, Vichy, Romans-sur-Isère et Montélimar cumulent les facteurs propices à l’éloignement de l’emploi. Ces cinq communes ont un taux de chômage supérieur à 10 % et un nombre de demandeurs d’emplois éloignés de l’emploi (code D3E pour pôle emploi) qui varient entre 24 et 30 %. Dans le même temps, la majorité des demandeurs d’emploi sont bénéficiaires du RSA. Tous ces critères font de ses villes les plus mal loties de la région. A l’inverse, le Mont Blanc, la Tarentaise ou la Maurienne sont relativement épargnées. Les demandeurs d’emploi sont liés aux activités touristiques, et le taux des D3E passe sous la barre des 16 %, tandis que le chômage lui est inférieur à 8 %.

La ville de Lyon quant à elle voient ses demandeurs d’emploi majoritairement composés de jeunes cadres ou de jeunes techniciens. Les 3DE représentent moins de 24 %, et le taux de chômage frise les 9 %.

Tableau en croix demandeurs d'emplois éloignés de l'emploi (2016)

© Insee, à partir des données de Pôle Emploi
Tableau en croix demandeurs d'emplois éloignés de l'emploi (2016)

Demandeurs d’emploi éloignés de l’emploi, qui sont-ils ?

Ils sont 56 % de plus qu’il y a six ans. Les demandeurs d’emplois éloignés de l’emploi étaient 138 200 en décembre 2016 et représentent plus d’un cinquième des demandeurs d’emplois (catégorie A, B et C). Ce sont ceux qui, au cours des quinze derniers mois ont travaillé moins de douze mois. Une problématique inquiétante sur laquelle s’est penchée l’Insee avec l’aide de Pôle Emploi. Les seniors, mais aussi les personnes en situation de handicap ou celles qui ont subi un licenciement sont les plus touchées par ce phénomène.

Facteurs divers

Le risque, c’est aussi que les D3E soient plus concernés par la précarités et l’exclusion. 28 % des D3E touchent le RSA, pendant que seuls 14 % des demandeurs d’emploi catégorie A, B ou C sont éligibles à cette aide. Selon l’étude de l’Insee, certains profils sont plus exposés que d’autres à l’éloignement de l’emploi. En premier plan, les seniors. Ils représentent 14 % des demandeurs d’emplois, et 28 % des D3E. Effet inverse pour les jeunes. Leur niveau d’étude impacte leur éloignement à l’emploi, alors qu’il ne pèse pas dans la balance pour les plus de 45 ans. A choses égales, les personnes en situation de handicap ont deux fois plus de risque de devenir éloignées de l’emploi. Les personnes ayant fait l’objet d’un licenciement sont exposées à ce même risque à 40 %. L’âge, la situation mais aussi les raisons du chômage interviennent au même titre que la conjoncture économique locale et l’attractivité résidentielle.

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