Portrait anonyme de Rabelais exposé au château de Versailles
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Rabelais, le gastronome humaniste

Précurseur de la cuisine lyonnaise pour ses contemporains, François Rabelais a été le poète de la littérature et de la bonne chère. Il a mis sa langue au service de la gastronomie. Dont ses récits gargantuesques prenaient chair à Myrelingues, une ancienne évocation de Lyon.


C’est l’histoire d’une famille de géants qui va passionner la France du milieu du XVIe siècle, pendant le grand souffle de la Renaissance : Gargantua, fils de Grandgousier et de Gargamelle et père de Pantagruel. Leur philosophie est simple : se réjouir des plaisirs de la vie, particulièrement de la table, bien manger et bien boire.

La famille est née à Lyon, dans l’imaginaire particulièrement prolifique de François Rabelais, alors médecin à l’Hôtel-Dieu de Notre-Dame-de-la-Pitié, actuel Grand Hôtel-Dieu (poste qu’il perdra deux ans plus tard pour absentéisme prononcé).
Le récit se passe dans une énigmatique cité “d’au-delà de la rivière Loire”, appelée Myrelingues (du grec “myria” signifiant une quantité indéfinie), que Claude Le Marguet (dans son livre Myrelingues la brumeuse ou L’An 1536 à Lion sur le Rosne) identifie à Lyon, car il s’y parlait de nombreuses langues dans les foires.

 





Rabelais loue les plaisirs de la vie, fait le récit d’une ripaille frénétique et gloutonne: "cet humaniste fut un grand précurseur de la cuisine lyonnaise d’aujourd’hui, ennemi des abus et de l’excentricité” 
Félix Benoît







 

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