L'OL rate le coche !

Peu convaincants, les Lyonnais n’ont pas réussi à s’imposer à Boulogne-sur-Mer (0-0), avant dernier du championnat. Les Gones laissent passer l’occasion de reprendre provisoirement la tête de la Ligue 1.

Incroyable mais vrai. Avec le choc de la 27ème journée de Ligue 1 (Bordeaux-Montpellier) décalé à dimanche soir, l’OL avait la possibilité de s’emparer de la première place du classement, avec une victoire à Boulogne samedi. Impensable début janvier, ce leadership symbolique (Bordeaux compte trois matchs en retard) aurait confirmé les nets progrès de la bande à Puel depuis deux mois. Seulement, les Lyonnais n’ont pu ramener qu’un point du Nord. La faute à un manque de liant offensif et de maîtrise technique au milieu de terrain.

Comme à son habitude en perspective d’une rencontre européenne (l’OL se rend à Madrid mercredi pour son 8ème de finale retour de Ligue des Champions), Claude Puel avait décidé de largement remanier son onze de départ. Ainsi, Toulalan et Lisandro notamment prenaient place sur le banc des remplaçants au coup d’envoi. Les Boulonnais, sans complexes, déterminés et volontaires se lancent corps et âme dans la bataille et rivalisent largement avec des Lyonnais ternes et sans idées. Hugo Lloris doit même sauver les siens à la 19ème minute, suite à une frappe de Cuvilier. A la pause, les deux formations sont dos à dos. Claude Puel, songeur sur son banc de touche, n’est pas particulièrement rassuré.

La tête et les jambes déjà à Madrid

La partie reprend sur un tout autre rythme. Certainement bougés à la pause, les Olympiens sont beaucoup plus percutants et se créent de nombreuses situations dangereuses. Ainsi, Bodmer (53ème et 56ème) et Gomis (55ème) échouent de peu devant la cage de Bédénik. Toutefois, les Lyonnais se découvrent et par l’intermédiaire de contres, les locaux continuent de se montrer dangereux. Lisandro et Delgado, puis Pjanic entrent en jeu mais ne réussissent pas à influer sur le score, nul et vierge. Les hommes du président Aulas ratent là une bien belle occasion de mettre la pression sur Bordeaux.

Les craintes des supporters lyonnais avant le match étaient bien fondées, soucieux du degré d’implication de leurs protégés dans un match à Boulogne, quatre jours avant d’aller défier le grand Real dans son antre de Bernabeu. Aly Cissokho et Jean-Alain Boumsong avaient pourtant martelé en conférence de presse dans la semaine que les Lyonnais ne penseraient à Madrid qu’une fois le match à Boulogne terminé. Seulement, inconsciemment, la réalité est toute autre. Le club rhodanien ne s’est pas montré au stade de la Libération sous les mêmes dispositions que lors de ses dernières sorties. Il faudra désormais se remobiliser, ce qui ne devrait pas être très difficile, afin d’envisager une qualification en Espagne, synonyme du plus grand exploit de l’histoire de l’OL.

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