Après la manifestation qui a rassemblé environ 10 000 personnes à Lyon, le mouvement L’Après dénonce un maintien de l'ordre "catastrophique" et des "mensonges proférés à l'encontre des manifestants". Il appelle le préfet du Rhône, Étienne Guyot, à donner des "explications sérieuses".
L’acte II contre la vie chère aura rassemblé environ 10 000 personnes samedi 24 octobre place Jean-Macé, dans le 7e arrondissement de Lyon. Le secteur n’était pas concerné par l’arrêté pris par le préfet du Rhône, Étienne Guyot, interdisant tout rassemblement revendicatif sur la voie publique, mais de nouveaux affrontements ont éclaté dans la journée entre forces de l’ordre et manifestants. Le mouvement L’Après dénonce un maintien de l’ordre "catastrophique" et des "mensonges" à l’encontre des manifestants.
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"Les charges policières et les jets de gaz lacrymogènes étaient complètement démesurés au vu de la situation"
Dans son communiqué diffusé ce dimanche, le mouvement se réjouit d’abord de la forte mobilisation de ce samedi, mais déplore "l’agression" des forces de l’ordre "qui ont envoyé des gaz lacrymogènes sur les personnes rassemblées sans sommation audible, afin de les disperser, créant ainsi des mouvements dans une foule pacifique." Et d’ajouter : "Les charges policières et les jets de gaz lacrymogènes étaient complètement démesurés au vu de la situation et ont mis en danger les personnes rassemblées."
En milieu de journée, samedi, la préfecture du Rhône avait justifié l’action des forces de l’ordre, expliquant que "plusieurs groupes d’individus avec des intentions hostiles se préparaient à commettre des violences et des dégradations en se masquant et se cagoulant", assurant que les sommations étaient restées "sans réaction" de la part des manifestants. Un communiqué jugé "mensonger" par L’Après. "Il n'y a eu ni dégradations ni violences avant l’intervention des forces de l'ordre et il est certain que cette intervention musclée a fait dégénérer la situation", lance le mouvement, arguant que ses militants présents "peuvent témoigner que l'Interfac, qui avait déployé une banderole, tentait de structurer un cortège pour prendre une direction éloignée de la zone d'interdiction et était en contact avec des policiers sur place." Les jets de gaz lacrymogène auraient par ailleurs commencé "au moment même où le cortège se mettait en mouvement." "N'est-ce pas cette tentative de défilé revendicatif, bien plus que des manifestants qualifiés d'hostiles que la préfecture a voulu empêcher ?", s’interroge encore le mouvement.
L’Après demande donc des comptes. D’abord sur le maintien de l’ordre "catastrophique" constaté samedi et exige la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, et du préfet du Rhône, Étienne Guyot, "qui se doit de donner des explications sérieuses aux Lyonnaises et Lyonnais rassemblés pour manifester pacifiquement", conclut le mouvement.
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Nous avons été témoin d'un gazage massif sans aucune raison (aucune violence, aucun encerclement des forces armées intérieures). Certains habitants ont respiré ce gaz nocif dans leur appartement.
N'attendez pas de réponse ou de transparence, les préfets sont nommés par M. Macron.