Après la validation par le tribunal administratif de l’interdiction préfectorale de manifester ce samedi 24 octobre, le Parti communiste français du Rhône et l’union syndicale Solidaires Rhône dénoncent une décision autoritaire et défendent le droit de manifester.
La mobilisation contre la vie chère se heurte à une interdiction dans une large partie de Lyon. Alors que la préfecture redoute de nouveaux débordements après les violences du 17 octobre, le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par Solidaires Rhône contre l’arrêté préfectoral. Le Parti communiste français (PCF) du Rhône et l’union syndicale contestent cette décision, qu’ils jugent attentatoire aux libertés fondamentales.
"L’autoritarisme aura donc le dernier mot"
Dans un communiqué, le PCF du Rhône dénonce en effet une restriction du droit de manifester. "Le droit de manifester demeure une liberté fondamentale, gagnée dans la lutte, garantie par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’homme. Il ne dépend ni de l’humeur du préfet, ni des recommandations de l’Élysée", affirme le parti. Et d'ajouter que "l’État franchit ainsi la dernière marche de l’escalade sécuritaire".
De son côté, l’union départementale Solidaires Rhône avait contesté jeudi 22 octobre, aux côtés du Syndicat des Avocats de France et de l’Association de Défense des Libertés Constitutionnelles, l’arrêté interdisant les manifestations sur la quasi-totalité de Lyon. Le syndicat avait lui-même déclaré un rassemblement pour cette journée de grève. Après le rejet de son recours, il s’indigne : "Quelle honte, quel scandale ! L’autoritarisme aura donc le dernier mot !"
Solidaires Rhône réfute également les arguments avancés par la préfecture pendant l’audience. Le syndicat assure n’avoir jamais refusé de modifier son parcours ou sa date de manifestation. "À aucun moment nous n’avons été contactés par les services de la préfecture depuis la déclaration de la manifestation pour un changement de parcours ou de date". L’organisation indique néanmoins qu’elle respectera la décision du tribunal et n’appellera pas à participer à une manifestation interdite.
Malgré cette interdiction, les deux organisations entendent poursuivre leur mobilisation. Le PCF du Rhône soutient le mouvement populaire et appelle à continuer d’alimenter le rapport de force jusqu’à la grève générale du 5 novembre 2026. Solidaires Rhône promet également de rester mobilisé : "Des journées de manifestation et de grève, il y en aura d’autres ! Et nous continuerons d’y défendre la liberté de manifester et les libertés syndicales".
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