Ce lundi 19 octobre, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la mairie du 2e arrondissement de Lyon, deux jours après les dégradations et les pillages qui ont touché la Presqu’île, pour appeler à l’unité.
Face aux scènes de chaos du 17 octobre, certains appellent à l’unité. Deux jours plus tard, ce lundi 19 octobre, une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la mairie du 2e arrondissement de Lyon. Commerçants, habitants et élus étaient présents pour témoigner leur soutien aux personnes touchées par les dégradations et les pillages.
Ce rassemblement s’inscrivait dans l’initiative nationale lancée par l’association des maires de France, relayée par l’édile de Lyon, Grégory Doucet, qui appelait les Lyonnais à se réunir simultanément devant les neuf mairies d’arrondissement. Et ce, pour exprimer un soutien aux commerçants et aux habitants, mais aussi aux forces de l’ordre et aux services de secours mobilisés lors des violences.
Devant la mairie du 2e arrondissement, les participants ont d’ailleurs applaudi les forces de l’ordre présents pour sécuriser les lieux. La Marseillaise a ensuite été entonnée à l’issue de la prise de parole de Jean-Stéphane Chaillet, premier adjoint au maire du 2e arrondissement.
"Notre ville a souffert"
"C’est important que vous soyez tous présents aujourd’hui en soutien aux commerçants et habitants. Notre ville a souffert. Les forces de l’ordre, également", a déclaré Jean-Stéphane Chaillet devant les personnes rassemblées. "Notre République a tremblé ces dernières 48 heures. Mais en étant unis, solidaires, nous reprendrons les rues. La démocratie doit toujours l’emporter sur le chaos", a-t-il affirmé.
S’il reconnaît la légitimité des revendications et des mobilisations, le premier adjoint a tenu à distinguer les manifestations des violences commises en marge du rassemblement contre la vie chère. "On entend qu’il y ait des manifestations de lycéens, des demandes et des attentes, car c’est ce qui fait notre pays. En revanche, les actes de violence sont inacceptables", a-t-il insisté. "J’appelle toutes les forces démocratiques de cette ville et de ce pays à s’unir face aux ennemis de la démocratie". Le message est passé.
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Un appel à renforcer les effectifs de police
Au-delà du message de solidarité, Jean-Stéphane Chaillet a également tiré la sonnette d’alarme sur les moyens de sécurité mobilisés samedi soir dans la Presqu’île. "La police municipale était trop peu présente samedi soir sur la Presqu’île. Il faut mettre les moyens nécessaires", a-t-il déclaré. Selon ses dires, des responsables syndicaux de la police municipale lui ont affirmé que plusieurs agents n’auraient pas été mobilisés alors que certains étaient volontaires. "On demande donc plus de vigilance et plus d’effectifs de police à la préfecture pour les prochaines manifestations."
Le maire du 2e arrondissement, Pierre Oliver, n’a pas pu assister au rassemblement pour des raisons personnelles.
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