La première pierre des travaux d’extension du terminal 2 de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry a été posée ce vendredi 16 octobre en présence du ministre des Transports, Philippe Tabarot (CM)

Les acteurs régionaux mettent la pression sur le ministre des Transports pour faire de Lyon-Saint-Exupéry le premier aéroport des JO 2030

À l’occasion de la venue du ministre des Transports, Philippe Tabarot, pour la pose de la première pierre des travaux de rénovation et d’extension du terminal 2 de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, les acteurs régionaux ont appelé l’Etat à concrétiser le contrat stratégique de régulation économique (CRE) 2027-2034.

Pression "amicale", mais pression tout de même. Ce vendredi 16 octobre, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, était notamment aux côtés de Nicolas Notebaert, directeur général concessions de Vinci et président de Vinci Airports, et Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, pour la pose de la première pierre des travaux de rénovation et d’extension du terminal 2 de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry. Cette transformation doit permettre d’améliorer l’expérience des passagers, avec un objectif clair : faire de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, qui accueille déjà 11 millions de voyageurs par an, la première porte d’entrée pour les touristes lors des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 face à celui de Genève.

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Développement économique et décarbonation

Si la plupart des têtes sont en effet tournées vers 2030 - "c’est indispensable", a souligné Fabrice Pannekoucke - , le projet du terminal 2 est surtout "une brique essentielle de ce que nous avons à construire", a-t-il poursuivi. D’abord pour permettre le développement du territoire. À ce titre, le président de Région a réaffirmé son "amour" pour l’aérien, afin de ne pas "opposer le dogmatisme de ceux qui voudraient voir les avions cloués au sol pour des bonnes raisons qui ne sont que les leurs en réalité." Et "parce qu'un pays qui évolue, un territoire qui se développe, doit inévitablement associer, conjuguer aussi la force aérienne", a-t-il ajouté. Fabrice Pannekoucke a par ailleurs promis que sa collectivité continuerait d’investir "fortement" et d’accompagner "les dynamiques d'investissement sur ces territoires où l'aérien est présent."

Mais aussi pour poursuivre la décarbonation de la plateforme. Après que l'aéroport a réduit de 92% ses émissions CO2 directes en sept ans, les travaux du terminal 2 doivent être "le prolongement de cette exigence", avec "la suppression des énergies fossiles au sol et l’électrification complète de nos postes avion", a détaillé Rémi Maumon de Longevialle, directeur général de Vinci Airports. Ainsi, le développement économique ne peut être dissocié de l'ambition environnementale, prévient Nicolas Notebaert. "On est unis pour l'investissement, on est unis pour la décarbonation. Nous n'opposons pas le développement économique et aéronautique à la décarbonation, comme vos services monsieur le ministre et comme vous-même. Il faut investir pour que ce modèle continue de fonctionner, pour que la confiance des investisseurs soit préservée", a-t-il plaidé.

La première pierre des travaux d’extension du terminal 2 de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry a été posée ce vendredi 16 octobre en présence du ministre des Transports, Philippe Tabarot (CM)

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"La visibilité du futur est indispensable"

Et parce que "la visibilité du futur est indispensable", la priorité affichée par Nicolas Notebaert et les différents acteurs présents ce vendredi est avant tout la concrétisation du contrat stratégique de régulation économique (CRE) 2027-2034. "Fort de l’accord avec les compagnies aériennes et de la venue du ministre, on compte bâtir ce projet qui est d’investir 380 millions d’euros sur sept ans, mais aussi de bénéficier de la capacité d’amortir cet investissement avec une loi tarifaire de stabilité", souligne le président de Vinci Airports, qui ne se cache pas de mettre une "pression amicale" au ministre. Sur les 380 millions alloués, 75 millions concernent uniquement les travaux du terminal 2. "Si nous avons choisi collectivement de soutenir ce chantier d'envergure et cet investissement, c'est parce que nous croyons à ce potentiel, mais aussi à votre action, jusqu'au bout, pour arriver à créer des conditions pour qu'ensemble, on franchisse cette étape JO bien sûr, mais au-delà des JO", a-t-il déclaré à l’adresse de Philippe Tabarot.

La visite du ministre a d’ailleurs été perçue comme un signal positif, lui qui n’a pas hésité à réitérer son soutien au projet. "Il faut permettre à ce magnifique territoire de pouvoir accueillir les athlètes, les délégations et les spectateurs du monde entier qui viendront pour les JO. L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry sera l’aéroport de ces Jeux olympiques. Avec la pose de cette première pierre du terminal 2, nous avons la confirmation que les investissements nécessaires seront réalisés", a promis Philippe Tabarot. Et d’ajouter : "Malgré une période difficile pour tout le secteur de l’aérien, à travers le coût du kérosène qui a été multiplié par deux avec la crise du Moyen-Orient, c’est dans ces moments-là qu’il faut se serrer les coudes pour pouvoir avancer ensemble et soutenir, les uns et les autres, ce beau projet." L’agrément de l’État concernant le CRE est attendu pour le printemps prochain.

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