Le tribunal administratif de Lyon a ordonné au rectorat de remplacer en urgence un professeur d'anglais absent depuis près d'un mois dans un collège de Saint-Priest. Une décision saluée comme une victoire par un collectif de parents d'élèves.
Le tribunal administratif de Lyon a enjoint au rectorat de remplacer un professeur de collège absent depuis un mois, dans une décision présentée jeudi par un collectif de parents d'élèves comme un "revirement de jurisprudence" influencé par le mouvement lycéen. Saisi par les parents d'une élève de 3ème d'un collège de Saint-Priest, dans la banlieue de Lyon, le juge des référés a ordonné le 8 octobre à la rectrice d'académie "de remplacer" dans un délai de cinq jours un professeur d'anglais "absent depuis près d'un mois". Dans son ordonnance, le magistrat considère que "la condition d'urgence" est "remplie".
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Le remplaçant est arrivé lundi, a précisé à l'AFP Me Joyce Pitcher, avocate du collectif de parents d'élèves OnVeutDesProfs qui a porté cette procédure. Les recours au fond pour obtenir une indemnisation en cas d'absence prolongée d'un enseignant sont souvent remportés par les parents, note-t-elle. L'Etat vient ainsi d'être condamné à verser 1 200 euros à la famille d'un collégien de Vendée en "réparation du préjudice scolaire".
Mais les injonctions en référé pour obtenir un remplaçant en urgence sont plus rares. Et jusqu'alors inédits à Lyon, "où les 25 que j'ai introduites ces dernières années ont toutes été rejetées", assure Me Pitcher. Créé en 2022 par des parents mécontents, le collectif OnVeutDesProfs salue dans un communiqué "un revirement de jurisprudence" du tribunal administratif de Lyon.
Assurant que le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray promet "une réponse"sous huit jours" à chaque lycée privé de professeurs", il appelle sur son site internet les parents à saisir les juridictions administratives "pour chaque absence non remplacée sous huit jours". "Nous prenons le ministre au mot, dans l'objectif de contraindre l'État à prendre des mesures structurelles pour qu'il y ait un professeur devant chaque élève, comme le ministre s'y est engagé", relève Me Pitcher.
La décision du tribunal administratif de Lyon "est une victoire du mouvement des lycéens", qui revendiquent en priorité le remplacement de leurs professeurs absents, s’enorgueillit l'avocate.
OnVeutdesProfs estime que le "plan d'urgence" de remplacement des enseignants présenté par Édouard Geffray le 8 octobre, avec 3 000 remplaçants affectés mais dont on ignore encore la répartition en fonction des Académies, n'est qu'un "effet d'annonce", puisqu'il s'agit du "vivier habituel d’enseignants titulaires destinés à assurer les remplacements".

effarant qu'on doive en arriver là !